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 [Analyse] Relation entre la société mantide et les kypari

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Khalal



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MessageSujet: [Analyse] Relation entre la société mantide et les kypari   Sam 13 Déc - 20:17

Citation :

Relation entre la société mantide et les kypari


1-  Mantides
a- Description
b- Localisation
c- Mœurs

2- Kypari
a- Description
b- Localisation

3 - Interaction et connexion
a- Interactions entre mantides et kypari
b- Les liens avec l’environnement et les autres espèces




----------------------------------------------------------------------------------





Introduction

Quel que soit le milieu, il y a toujours une recherche d’équilibre entre les espèces animales (faune, dits consommateurs) et végétales (flore, dits producteurs), jusqu’à aller dans certains cas à une entraide réciproque pour se développer. C’est autour de cet équilibre, de ces échanges entre faune et flore que s’articule un écosystème.

Ce rapport a pour objectif d’apporter des connaissances mais aussi une compréhension bien plus vaste sur la civilisation mantide et son lien avec l’environnement de Pandarie. En effet parmi les civilisations insectoïdes en Azeroth, ni les qiraji de Silithus, ni les nérubiens du Norfendre n’ont jamais eu de rapport aussi proche de la flore que ce qu’il est possible d’observer entre les mantides et des arbres typiques de Pandarie, appelés communément kypari. La relation particulière établie entre ces deux espèces est une évolution locale intéressante à étudier.

La première partie de cette analyse présente les mantides, à travers une description de leur civilisation, leur localisation et de leurs coutumes.
La seconde partie présente les arbres kypari en précisant leur description physique, localisation.
La troisième partie détaille les relations entre ces espèces, quel apports, avantages tirent-elles respectivement l’une de l’autre mais aussi avec l’environnement, les espèces et l’impact que cela entraîne.





1 - Mantides

a - Description


Les mantides sont une race ancienne, de la même manière que peuvent l’être les quiraji en Silithus ou les nérubiens dans le Norfendre. En effet leur présence est avérée dans l’histoire mogu depuis des millénaires, bien avant la Grande Fracture. Ils affrontèrent les forces de l’empire mogu, puis de l’empire pandaren à de nombreuses reprises, et ce de manière cyclique. Il est également connu que c’est pour contrer les mantides que fut bâtit la Muraille, nommée Échine du Serpent, sous le règne de Lei Shen.

Les mantides sont des bipèdes confirmés, la seule exception à cette règle est leur impératrice qui est quadrupède. Leur carapace est aussi solide qu’une armure de plaque, sans les entraver. Bien qu’ils se déplacent sur deux pattes les mantides possèdent en réalité trois paires de pattes :

- les pattes antérieures, équivalentes à nos bras et finissant sur des doigts permettant de se saisir d’objets et de manier des armes,
- les pattes intermédiaires, qui sont la plupart du temps repliées, et sont ornées d’éperons (sorte de pics) qui peuvent aider à se saisir de l’adversaire en combat, et offrent une meilleure adhérence pour aider à grimper sur les surfaces,
- les pattes postérieures, qui servent à la marche. Longues, avec une musculature très développée et une forme caractéristique en Z, elles démontrent une adaptation au saut.

On note aussi la présence d’ailes chez certains spécimens. Il semble que les mantides naissent tous pourvus d’ailes, mais qu’en guise de rite de passage la plupart des combattants perdent leurs ailes lorsqu’ils sont devenus assez forts pour porter une armure et des armes lourdes. Cependant certains mantides semblent conserver leurs ailes en dépit de leur expérience au combat, et sont capables d’effectuer des manœuvres aériennes complexes tels que des piqués, bombardements, et esquives en vol.

Un aparté doit être fait concernant une espèce insectoïde nommée kunchong. En effet, tout comme les silithides et les nérubiens, le nom « mantide » désigne un ensemble d’espèces de différentes morphologies. Les kunchong sont d’imposantes créatures quadrupèdes, disposant de bras en forme de faux et d’une carapace épaisse et solide. Les mantides les élèvent pour user de leur puissant potentiel destructeur lors des assauts. De plus les kunchong produisent également des sécrétions utilisées pour la fabrication d’objets mantides communs. Les mantides en ont fait une arme vivante très dangereuse, capables de terrasser à eux seuls des fortifications, cependant il faut que les mantides gardent un contrôle permanent sur eux, pour diriger les kunchong là où leur présence est requise. De façon très intéressante, on remarque que la morphologie des kunchong est très semblable à celle des colosses silithides d’Ahn’Qiraj, ce qui témoigne d’une parenté commune lointaine.



b - Localisation

Les mantides vivent à l’Ouest de la Muraille scindant la Pandarie en deux, dans les steppes de Tanglong et principalement dans la région nommée les Terres de l'Angoisse. Cette Muraille est une frontière entre les terres mantides et les terres de l’ancien empire mogu, puis pandaren, c’est pourquoi on ne trouve aucun village de ces races là-bas. La seule exception notable est la présence du temple de Nizuao, l’un des quatre Astres de Pandarie, situé en plein cœur des steppes de Tanglong. Ce temple isolé a été bâti à cet endroit précis pour représenter la ténacité à ne jamais abandonner quel que soit le nombre d’ennemis qui nous entoure. Il abrite une garnison de Pandashan s’assurant de la sécurité des moines venus suivre les enseignements du Buffle Noir, mais sont également présents pour vérifier l’évolution de la ruche mantide.

La présence de quelques tribus yaungoles a aussi été constatée, vers le nord des steppes, près des sommets de Kun Lai, visiblement n’ayant pas l’ascendant sur les mantides, ils ne conservent que ce petit territoire. On sait également que des individus de la race saurok (lézards humanoïdes) vivent à l’Ouest de la Muraille depuis leur rébellion contre l’empire mogu, mais il est probable qu’ils ne se rassemblent qu’en petit nombre et soient nomades pour échapper aux mantides.

Dans les steppes de Tanglong, la présence de l’essaim est réduite à deux colonies au niveau des kypari adultes sur le continent. L’une des colonies, sur un kypari jouxtant le temple de Nizuao, a servi d’appui stratégique pour des assauts, qui ont été contrés.
De façon très intéressante, la seconde colonie qui est de taille bien plus réduite, possède néanmoins des récolteurs de sève et de résine sur le pourtour de l’arbre, ainsi que des moulins pour l’extraction de ces denrées. La mer du Ponant, à l’Ouest des steppes, abrite quelques hautes îles aux falaises abruptes qui plongent dans l’océan, souvenirs de la violence avec laquelle la Pandarie a pu se détacher de Kalimdor. Ces îles sont occupées par des colonies mantides nichant dans des kypari, qui constituent certainement une motivation suffisante à demeurer là-bas en dépit des attaques régulières des Pandashan à leur encontre. Là-bas, l’extraction des résines et d’ambre, ainsi que leur stockage sont largement développés, ce qui témoigne d’une certaine aisance des mantides à conserver cette place forte, non loin du temple du Buffle Noir. De même des kunchong sont élevés et dressés sur cette île.

Les terres de l’Angoisse sont le cœur du territoire mantide, là où se situe leur capitale, résidence de l’impératrice. Territoire déjà honni des mogus puis des pandarens, le nom donné est devenu encore plus approprié suite à l’influence des sha sur la région, corrompant le sol.
Pour le moment il est donc fortement déconseillé de s’y rendre, et les informations sur cette région sont donc limitées.



c - Mœurs

Le but n’étant pas de faire un descriptif complet de cette race, je me concentrerai donc sur les principales spécificités des mantides.

Les mantides sont une race évoluée, civilisée et omnivore, ils possèdent leurs propres architecture, art, musique, et des traditions bien spécifiques. (Cf Dessin du moulin)




La civilisation mantide est menée par l’impératrice. Elle vit dans le cœur de la ruche, située dans les terres de l’Angoisse. C’est elle qui dirige seule l’essaim dans son ensemble, à l’instar des reines chez les fourmis par exemple. Ses décisions peuvent ensuite être propagées par le vizir, bien qu’il semble que les mantides issus de l’essaim de l’impératrice soient tous reliés à elle, par un mode de communication particulier qui ne requiert ni contact visuel, auditif ou physique. La dernière impératrice en date est la grande impératrice Shek'zeer.
Le vizir est la voix de l’impératrice, il transmet chaque parole, chaque décision afin qu’elles soient appliquées à travers toute la ruche, puis les colonies plus lointaines.

Ils ont un système de castes, chacune ayant un rôle bien déterminé. On estime que l’impératrice donne naissance à de nombreux jeunes individus durant la phase d’attaque cyclique, nommés initialement « néssaims ». Malgré leur jeune âge, ils sont envoyés immédiatement aux combats et seuls ceux qui en reviennent sont considérés comme membre à part entière de la société mantide et trouveront leur place parmi l’une des castes où ils puissent être le plus utiles.

Tout d’abord la caste des soldats, particulièrement reconnaissables, portant des morceaux d’armures ainsi que des lames aussi tranchantes que le meilleur acier. Il est à noter que les soldats ont plusieurs sous classes facilement discernables par leur aspect physique : éclaireur, volant, assaut.

- Les éclaireurs sont plus fins, rapides et élancés, capables de s’infiltrer derrière les lignes ennemies afin d’observer, analyser et récupérer les informations. Ils sont dispersés sur tout le territoire mantide et il est dit que dès les premiers pas d’un intrus sur leurs terres, l’information est déjà connue de toute la ruche.

- Les volants disposant encore de leurs élytres et sont capables de manœuvres aériennes simples mais efficaces. Ce sont les combattants envoyés par-dessus l’Échine du Serpent pour attaquer les arrières-lignes en larguant des bombes depuis les airs. Ils sont généralement semblables aux éclaireurs, mais avec des ailes.

- Les troupiers d’assauts sont plus grands, imposants et robustes, maniant des armes massives telles que des épées à deux mains et armes d’hast. Ce sont des combattants qui ont fait leurs preuves, et ont abandonné leurs ailes pour pouvoir porter des armures plus lourdes.

Ensuite la caste des ouvriers. Ils n’ont qu’un seul but, s’assurer que les colonies puissent accueillir leurs confrères. Ils bâtissent, réparent et entretiennent les ruches, composées de nombreuses habitations et s’occupent également de la santé et solidité des arbres dans lesquels les colonies sont nichées.
Les sculptes-ambre sont des ouvriers façonneurs capables de manipuler l’ambre comme base pour leur magie, et peuvent ainsi utiliser ses propriétés spécifiques (résonance par des sons à très hautes ou très basses fréquences permettant la communication longue portée entre autre). Ils utilisent généralement de la kyparite, qui correspond à de l’ambre mélangé aux minéraux du sol pendant des milliers d’années, que les mantides extraient et forgent comme du métal. Du fait du rôle primordial de l’ambre dans leur société, les sculptes-ambre ont une place indispensable dans l’essaim. Ils sont considérés par le reste de l’essaim avec honneur, mérite et reconnaissance. Ce sont eux qui fournissent les armes et armures des combattants mantides, mais aussi des objets plus spécifiques tels que des générateurs d’impulsions soniques. Ils sont à la fois artisans, magiciens, bâtisseurs.

Enfin les prêtres, nommés klaxxi, représentent les conseillers de l’impératrice, bien que détenant un pouvoir moindre que celle-ci, ils peuvent prendre des initiatives et décisions par eux-mêmes. Pour preuve, si l’impératrice est mal en point, incapable de donner des ordres, ce sont eux qui assureront le relais pour diriger les mantides, et mettront en place la nouvelle impératrice. C’est ce qu’il s’est passé récemment en Pandarie.




Tous les cent ans l’essaim mantide s’envole vers l’Est afin de se déverser sur le continent, c’est pour contrer ces attaques cycliques que la Muraille fut construite et que les Pandashan veillent dessus jour et nuit, vérifient son l’état et l’entretiennent. Pour les mantides, ces assauts constituent une façon de faire le tri dans leur population. Les affrontements sanglants, brutaux et sans merci permettent de sélectionner naturellement les plus forts et compétents. Ces vétérans trouvent alors leur place dans la société mantide, et la plupart continueront à combattre toute leur vie pour l’impératrice. Quiconque s’aventure en terres mantides entre les cycles d’attaque, sait qu’il affrontera les combattants les plus puissants de leur génération, ceux qui ont survécu à des assauts sur la Muraille. C’est pour cette raison que le territoire mantide ne fut jamais conquis par les mogu, ni les pandarens. Les plus forts des combattants sont nommés  « parangons », incarnant une élite. Ils font office de référence dans leur domaine.

L’autre point remarquable est la dévotion des mantides pour les kypari et l’ambre qu’ils exploitent. Comme dit précédemment toute leur civilisation est basée sur cette précieuse ressource issue des arbres kypari. En effet les kypari produisent de la résine, un liquide poisseux qui sèche plus ou moins rapidement au contact de l’air. L’ambre est naturellement créé par fossilisation de la résine au cours de plusieurs années sous terre, cependant les mantides ont développé une magie permettant une transformation bien plus rapide. Enfin la kyparite est un métal robuste correspondant à un alliage naturel obtenu par assimilation de certains minéraux et éléments du sol lors de la fossilisation de l’ambre.

Les mantides utilisent donc les produits des kypari sous toutes les formes :
- la kyparite est privilégiée pour la création d’armes et d’armures,
- la résine peut être distillée pour obtenir de la poix, matière collante et fortement inflammable utilisée dans des bombes, mais la résine peut aussi être transformée rapidement en ambre par magie
- l’ambre est sculpté et modelé pour des objets courants, tels des lampes, des jarres, des vitraux, mais également exploitée dans certains rituels magiques
- la sève est un produit nutritif consommé abondamment par les mantides, qui ont même appris à la conserver pour la laisser vieillir afin qu’elle se bonifie avec l’âge, comme un vin.

Ainsi les mantides ont recours aux arbres kypari non seulement comme lieu où nicher, mais ils en tirent aussi des matériaux de base, indispensables à leur magie, leur armement, leur vie quotidienne, aussi la prochaine partie s’intéresse-t-elle à ces arbres typiques de Pandarie.



2 - Les kypari

Parmi les nombreuses espèces endémiques de la Pandarie on retrouve un arbre à la forme particulière et aux propriétés exceptionnelles : le kypari. Celui-ci ne se trouve que dans les régions de Pandarie situées au-delà du Mur.

a - Description

Les kypari présentent une forme très particulière, les rendant reconnaissables au premier regard. En effet ils possèdent un tronc de forme courbe, et ce dès le début de la croissance de l’arbre. C’est une croissance apicale c’est à dire que le bourgeon terminal est développé en priorité par l’arbre, les autres bourgeons latéraux formant peu de branches, celles-ci sont surtout situées près du sommet.

Cette espèce se rapproche énormément du conifère, tel que le sapin, que l'on connaît dans les Royaumes de l'Est, en Kalimdor et Norfendre. Voici quelques éléments qui permettent de classer les kypari dans l’embranchement des plantes conifères :
- Un feuillage aciculaire, correspondant à des aiguilles
- Une plante monoïque, qui comporte donc des organes mâles et femelles sur un même individu, ce qui est le cas d’une large majorité de conifères, excepté l’if
- Une résine, qui est un liquide naturel sécrété également par une large majorité de conifères.

Les feuilles des kypari sont des aiguilles longues et fines. Leur couleur varie d’une région à l’autre : orangé dans les steppes, tandis qu’elle tire sur le bleu dans les terres de l’Angoisse. Cela n’est pas dû aux saisons, ni à des espèces différentes, mais à la nature du sol et des minéraux qui le composent.




Chaque arbre développe des organes reproducteurs mâles et femelles en forme de cônes bien distincts (voir schéma). Les cônes mâles et femelles poussent sur des branches différentes : les cônes mâles (contenant les éléments fécondants nommés gamétophytes mâles ou plus communément pollen) poussent sur les branches inférieures de l'arbre, tandis que les cônes femelles (contenant les ovules nus attendant d’être fécondés) se situent sur les branches supérieures. Cette disposition augmente les chances de croiser les fécondations. En effet, comme le pollen (=gamétophyte mâle) a peu de chance de monter vers les cônes femelles, la fécondation se fait normalement par un autre arbre. On peut observer presque constamment les libérations de ces grandes quantités de pollen parmi les kypari de Tanglong : en effet bien qu’un grain de pollen kypari n’excède pas quelques millimètres en taille, ils sont libérés par milliers et scintillent légèrement, ce qui les rend très repérables.

Après la fécondation, les cônes femelles portant plusieurs dizaines de graines (=ovule fertilisé par un gamétophyte mâle) restent sur l'arbre pour une durée pouvant aller jusqu’à trois ans de maturation, mais certaines peuvent tomber au sol, et être disséminées par la faune locale, y compris les mantides. Lorsque les écailles du cône s’ouvrent, des graines  sont alors libérées et sont dispersées par le vent, souvent aidées de petites ailettes. (Cf schéma)




Les cônes issus des kypari sont de hauteur variable mais certains dépassent les deux mètres. L’enveloppe est d’une solidité à toute épreuve pour protéger les graines qui mûrissent en son sein.




Un avantage des arbres monoïques est une reproduction facilitée, puisqu'elle peut se réaliser entre deux sujets quelconques, voire au sein d'un seul et même individu. Il suffit donc qu’il ne subsiste qu’un seul arbre pour recréer une forêt entière, ce qui explique la difficulté qu’ont pu avoir les mogu à exterminer les kypari.

Les racines des kypari présentent elles aussi des caractéristiques particulières. Solides, elles pénètrent à la fois profondément dans le sol, afin de trouver l’eau et les minéraux qui viendraient à manquer dans les terrains de surface, et également sur une très large zone autour de l’arbre, plus proches de la surface, afin d’assurer un véritable encrage et soutien pour l’arbre, lui permettant d’atteindre des tailles colossales sans ployer ou s’effondrer. Puisant dans les minéraux du sol, les racines absorbent tous les éléments nutritionnels et l’eau nécessaires. Mais la véritable particularité des racines de kypari réside dans le stockage de larges quantités de sève au sein de sphères de résine solidifiée. Ces agglomérats situés au niveau des racines n’ont pu être mis à jour que par l’érosion du sol sous certains kypari, laissant alors ces racines et bulles résineuses à l’air libre. (Cf dessin)




Il ne faut pas confondre résine et sève car ce sont deux liquides distincts, sans aucun lien direct elles ne se trouvent pas dans les mêmes compartiments de l’arbre et elles n'ont pas la même origine, ni fonction. La sève est fabriquée au niveau des racines et circule dans les tiges ou le tronc. La résine quant à elle est produite au niveau des canaux résinifères du bois, de l'écorce ou des aiguilles. Elle est contenue dans ces canaux et ne circule pas dans l’arbre. De plus la résine est un élément propre aux conifères qui améliore normalement leur survie : en cas de blessure, les canaux résinifères sont endommagés, laissant s’échapper la résine, qui se solidifie au contact de l’air et permet de colmater la plaie.

Parmi les kypari, on observe un phénomène incroyable puisque la résine est également utilisée sous forme solidifiée pour emmagasiner des stocks de sève riche dans des bulles au niveau des racines, qui ne seront probablement utilisées qu’en cas d’appauvrissement de sols alentours. Une adaptation biologique, qui peut permettre d’expliquer leur survie même en cas d’appauvrissement nutritif des terres proches sur plusieurs saisons. Elles sont situées au niveau des racines pour que les réserves puissent être re-captées facilement par ces dernières en cas de besoin, tout en restant dissimulée des potentiels consommateurs de résine et de sève qui pourraient nuire à ces réserves.

Une autre particularité intéressante est la solidité de l’arbre. Le tronc est extrêmement résistant aux chocs, il est donc difficile de l'abattre. Cette dureté provient des minéraux captés profondément dans le sol et du fait que le kypari utilise la résine afin de colmater les blessures infligées, cela renforce de manière conséquente l’efficacité mais aussi la solidité de l’arbre.

Après avoir mieux compris la physiologie des kypari, il ressort que la dominance des arbres kypari en termes de population végétale sur les territoires mantides, semble reposer sur des avantages multifactoriels. D’abord leur grande résistance à des conditions de vie extrême est un atout. En effet, les conifères possèdent des feuillages à aiguilles persistantes, et peuvent survivre malgré de basses températures, en plus de constituer des réserves d’éléments nutritifs, ce qui a pu se traduire au cours de l’Histoire par une survie des kypari lors de périodes froides par exemple, tandis que les autres plantes ont été décimées : une sélection naturelle du climat donc. Un second facteur avantageux est le mode de reproduction monoïque, qui a pu également aidé à relancer une prolifération des kypari, même quand ceux-ci étaient au bord de l’extinction. Enfin, de par les tailles immenses atteintes par les feuillages des plus grands kypari, il est raisonnable de penser que cela ne laisse que peu de place au développement d’arbres de moindre envergure, ayant alors un accès restreint à l’ensoleillement en journée, et dépérissant dans l’ombre des kypari. Seuls quelques petits arbres à tronc blanc et à feuilles jaunes semblent parvenir à trouver leur place aux côtés des kypari, ce qui témoigne d’une sélection naturelle pour cette espèce s’étant sans doute adaptée à un ensoleillement limité.
Cependant, les particularités physiques des kypari ne peuvent expliquer seules la prédominance de cette espèce dans les steppes de Tanglong et les terres de l’Angoisse. Cette présence prolifique a été fortement appuyée par le soutien de la société mantide, comme nous le verrons dans la partie 3.



b - Localisation

Les kypari sont situés dans les terres de l’Angoisse et dans les steppes de Tanglong. Ils sont la flore majoritaire dans ces régions avec des herbes et petits arbustes. Seules deux autres espèces d’arbre parviennent à se développer aux côtés des kypari dans les steppes et les terres de l’Angoisse mais ils ont été vus essentiellement près de l’Échine du Serpent, sans doute les graines de ces arbres isolés sont charriés par le vent et franchissent la Muraille. Les kypari prenant de plus en plus d’espaces au fur et à mesure des années, ils limitent le développement d’autres espèces végétales, comme nous l’avons vu dans la partie 2.a.  

Les kyparis ne peuvent être trouvés dans aucune autre région de Pandarie. En effet dans tout le territoire à l’Est de la Muraille, les arbres ont tous été abattus par les mogu sous le règne de Lei Shen.

Dans les terres de l’Angoisse la corruption sur le sol a entraîné une modification de la faune et de la flore environnante, altérant considérablement le paysage. Des zones sont devenues désertiques, le sol mis à nu, ne laissant que des arbres morts. Les arbres kypari atteints par la corruption sont devenus d’un blanc livide, les feuilles tombant et le tronc craquelé en de multiples endroits.



3 – Interaction et connexion

Comme vu précédemment, les mantides ont besoin des kypari au quotidien que ce soit pour bâtir, s’armer ou utiliser leur magie. C’est une pierre angulaire de leur civilisation.

a – Interactions entre mantides et kypari

Les mantides et les arbres kypari sont en constants échanges inter espèces importants. Des interactions impliquant des échanges ou relations réciproques, entre des individus d’espèces distinctes, peuvent aller jusqu’à rendre ces individus interdépendants.

Une catégorisation intéressante des différentes interactions possibles entre individus d'espèces différentes est celle fondée sur les effets, en définissant trois types d'effets : sans effet (0), effet bénéfique (+), effet néfaste (-).





Y / X et X / YAppellationDéfinition
+ +MutualismeAssociation bénéfique entre deux espèces vivantes.
+ 0CommensalismeAssociation entre deux espèces dont une seule tire profit sans pour autant nuire à l'autre.
0 0NeutralismeAbsence d'interaction concurrentielle ou mutualiste entre deux espèces qui vivent indépendamment l’une de l’autre.
+ -ParasitismeAssociation étroite de deux organismes, où l’association est nocive pour l’hôte mais bénéfique pour le parasite.
- -CompétitionInteraction concurrentielle entre deux espèces occupant une même niche écologique.



Au sein du mutualisme on distingue deux cas de figure : soit l’interaction est facultative (coopération), soit elle est obligatoire (symbiose).

La civilisation mantide est entièrement basée sur l’utilisation de ressources qui ne peuvent être obtenues que grâce aux arbres kypari. Dans cette optique, ils les protègent avec férocité, assurant à l’arbre une défense externe qui le protège contre les parasites ou les prédateurs. Attaquer un kypari afin de vouloir l'abattre ou simplement vouloir exploiter la résine c’est s’exposer à une réaction violente de la part de l’essaim. On peut considérer que sans les mantides, les arbres kypari seraient une espèce végétale éteinte à ce jour, entièrement détruite par les mogu. Cependant on peut retourner cause et conséquence à l'inverse en considérant que sans les mantides, les arbres kypari n’auraient jamais été pris pour cible. Il est en tout cas indéniable que la survie de l’un a été intimement liée à la survie de l’autre.


Les mantides participent ainsi grandement à la préservation des kypari, qui peuvent croître dans des conditions optimales, ce qui a participé à en faire une espèce végétale dominante sur leurs territoires. De plus, du fait que les kypari fournissent des ressources (résine, sève, ambre), mais aussi un lieu d’habitation pour les mantides, ils se voient protégés et entretenus afin de rester en parfaite condition physiologique. Cet aspect est essentiellement mis en valeur par la lutte des mantides contre les larves de phalènes au niveau des arbres kypari. En effet sur tous les arbres explorés dans les steppes de Tanglong, ceux qui sont habités et défendus par les mantides ne sont jamais entourés de chenilles. Chaque femelle phalène fécondée pond en moyenne une centaine d’œufs qu’elle dépose sur les tiges, les branches ou le dessous des feuilles de plantes-hôtes. Bien que tous les œufs n’arrivent pas à maturation, les chenilles naissantes, qui peuvent parfois atteindre quarante centimètres de long, sont des consommatrices importantes de feuilles durant leur croissance. On en retrouve en grande quantité à de nombreux endroits de Pandarie, mais dans les steppes on les retrouve plus particulièrement à proximité ou sur des arbres kypari jeunes. Les mantides luttent activement contre l’invasion de ces chenilles sur les arbres kypari qu’ils occupent.

L’un des autres prédateurs connus des kypari est nommé littéralement le « parasite d’ambre », une sorte de gros vers élémentaire de plus de trois mètres de long, doté de dents pointues, qui parcours le sol à la recherche de racines kypari et de leurs précieuses réserves en forme de bulles de résine.

On remarque l’extrême technicité des ouvriers mantides pour la construction des habitations au sein des kypari : les structures sont faites de sorte à ne pas fragiliser la structure interne. Les bâtiments parfaitement ancrés dans les kypari sans les déformer ou les faire dépérir font penser aux villes kaldorei qui s’harmonisent avec la nature sans lui nuire. (Cf Dessin)




Au-delà du simple habitat, les kypari sont pour les mantides des objets de dévotion et de respect. Ainsi a été observé, en circulant dans une galerie souterraine bâtie par les mantides, une salle sous un kypari, qui correspondait à l’endroit où la graine avait initialement commencé à croître et cette salle était ce qui s’assimile à un lieu de culte, protégé et sacré, peut-être un moyen pour certains eux de communier avec le cœur de l’arbre.
Puisque que les mantides ne semblent pas posséder de connaissances druidiques, il fut intéressant de comprendre quel genre de communication peut exister entre ces deux espèces. Une part de la réponse se trouve dans leurs antennes, qui sont des organes sensitifs capables de capter et interpréter des essences naturelles sécrétées par certaines plantes et animaux : les phéromones. Ainsi l’arbre est capable de sécréter des odeurs bien spécifiques, destinées à attirer les mantides. Ces phéromones peuvent porter loin, assurant ainsi à l’arbre d’avoir un maximum de chances de les attirer à lui. Il est possible que les signaux varient et soient un indicateur de la qualité de vie du kypari, permettant ainsi aux mantides chargés de l’entretien de « communier » et comprendre d’éventuels troubles au sein de l’arbre.

De plus, même si les mantides venaient à ne pas « écouter » les alertes de l’arbre, il ne faut pas croire que celui-ci soit un acteur passif dans cette interaction biologique. En effet un organisme peut choisir les plus coopératifs des partenaires disponibles dans le milieu, voire interrompre l’interaction (on parle de « sanction ») avec les partenaires, qui se retrouvent donc moins aidés, donc contre-sélectionnés. Concrètement si les mantides tendent à trop exploiter la résine et la sève, jusqu’à une action délétère pour l’arbre, le kypari réagira par un environnement moins propice à la vie des colonies (sève moins nourrissante, résine de moins bonne qualité). Ceci lui permet de réguler le taux d’occupation en son sein et assure que les partenaires apportent quelque chose dans la relation, afin que les apports ne se fassent pas dans un seul sens.

Il faut savoir que chaque kypari, qu’il soit habité ou non, porte un nom attribué par les mantides, montrant d’autant plus la relation particulière qu’il y a entre eux, comme une sorte de baptême. L’origine des noms ou même le mantide en charge de les nommer n’est pas encore connu mais les termes “Kypari” ou “Vess” reviennent régulièrement : Kypari’Ik, Kypari’Zar, Kypari’Vor, Zan’Vess, Klaxxi’Vess, Kor’vess, Sra’Vess, Kri’Vess, Sik’Vess en sont des exemples ordinaires.

Toujours dans le contexte d’interaction entre ces deux espèces, il apparaît que les mantides se chargent également -en certaines circonstances- de trouver le lieu où planter une graine de kypari. C’est un honneur généralement accordé à un membre de la caste des prêtres, mais parfois un parangon peut également s’en charger.

La forme du kypari mais aussi sa structure interne est propice à héberger des colonies. En effet, le kypari est un arbre dont le tronc prend rapidement de l’amplitude en diamètre, ce qui n’est pas le cas de tous les arbres qui peuvent parfois s’étendre à des hauteurs importantes sans que le tronc ne croisse de façon aussi proportionnelle. Comme pour tous les arbres, le tronc du kypari est subdivisé en plusieurs couches, dont les deux plus grandes et notables sont l’aubier et le duramen. L’aubier est la partie juste sous l’écorce, généralement tendre et blanchâtre, correspondant à la zone d’accroissement, où circule la sève.
Le duramen quant à lui est la partie interne du bois, qui ne comporte plus de cellule vivante et devient dur, dense, sec, compact et imputrescible. Les mantides creusent alors cette partie en galeries larges, qui n’affectent pas la vie de l’arbre, qui continue à croître et s’étendre, la sève passant par l’aubier pour transporter les nutriments entre les racines et le feuillage. Cet aspect physiologique des arbres creusés, que l’on nomme parfois alors « arbre-creux », est bien connu du peuple kaldorei qui utilise également cette propriété dans les espaces qui sont construits au sein d’arbres. Et bien qu’il ne soit pas rare dans la nature que de telles cavités soient investies par des animaux, les mantides sont la seule race avec les elfes de la nuit à et les furbolgs à établir des habitations pérennes en leur sein.

Cependant les elfes de la nuit ont développé leur culture, leur manière de vivre, autour des grands arbres, des forêts, protégeant et régulant les espèces qui y vivent afin de maintenir, préserver l’harmonie, tandis que les mantides ont favorisé la protection et la croissance des kypari dans un objectif d’expansion. Ceci met donc en valeur l’impact des mantides sur leur environnement afin de répondre à leurs besoins.

Ainsi là où les elfes de la nuit sont une civilisation tentant de demeurer en dehors du cycle, de n’intervenir que lorsqu’un équilibre est perdu ou lorsqu’il y a une fragilité dans la nature, les mantides sont une civilisation intégrée à l’écosystème des territoires de l’Ouest de la Pandarie. A travers les éléments énoncés, on peut dire que les mantides et les kypari entretiennent des interactions mutualistes, puisque reposant sur des échanges mutuellement bénéfiques. Cette relation établie depuis des millénaires est si étroite qu’elle est devenue indispensable à chacun des partis, jusqu’à atteindre une symbiose, où chaque espèce met en jeu sa survie avec celle de l’autre.

Cette relation symbiotique bien qu’elle soit la source même de la préservation et de la domination de ces deux espèces sur leur écosystème, comporte néanmoins des risques liés à l’interdépendance, dont la conséquence la plus extrême est que la disparition du premier tendra à entraîner la disparition du second.



b – Les liens avec l’environnement et les autres espèces

Mantides et kypari ont une relation étroite et privilégiée, mais les conséquences de cette interaction biologique ne se limitent pas à ces deux acteurs, et impacte largement l’écosystème environnant. Comme nous l’avons vu, la première conséquence est la prédominance des kypari (au niveau de la flore) et la domination des mantides (au niveau de la faune) dans les steppes de Tanglong et les terres de l’Angoisse. Cependant, bien que ces deux partenaires symbiotiques se taillent une place de choix, il ne faut pas croire que la civilisation mantide s’impose comme une force parasite ne visant qu’à coloniser les territoires jusqu’à épuisement des ressources, au détriment d’autres espèces. L’impact sur l’écosystème de l’Ouest de la Pandarie est même à l’exact opposé de ces prédictions. En effet, la menace mantide pesant sur les mogu et les pandarens, ayant eu pour conséquence l’édification de l’Échine du Serpent pour contrer cette menace, a finalement mené à la conservation d’un vaste territoire vierge, propice au développement de nombreuses espèces animales et végétales, évoluant sans intervention de l’agriculture, de la chasse, de l’édification de villes et villages et de toutes les activités économiques liées aux espèces évoluées que sont les pandarens et les mogu.

Ainsi, loin d’être des déserts biologiques, les territoires mantides sont habités par de nombreux animaux, tels des tigres, des mushans, des tortues, des hérissons, des basilics, des crocilisques, des créatures communes de Pandarie, mais évoluant dans un espace naturel intouché. Bien qu’involontaire, c’est l’action des mantides à repousser les pandarens et mogu qui rend possible l’existence de cet écosystème. On rencontre également des créatures plus rares tels des hippocampes dans les eaux du Sud des terres de l’Angoisse, qui ne sont retrouvés nulle part ailleurs dans le littoral du continent, témoignant d’une préservation de certaines espèces dans cet écosystème protégé grâce à la Muraille et donc indirectement grâce aux mantides. Cela se retrouve également sur la flore, puisqu’il est possible d’observer dans les steppes de Tanglong, une petite plante assimilée à un arbuste, produisant des fleurs en forme de cœur, qui sont introuvables ailleurs en Pandarie.

Une autre espèce a néanmoins une relation importante au sein de cet écosystème, et plus particulièrement autour de l’équilibre de vie des kypari. Des lutins, relativement proches de ce que l’on pourrait appeler « esprits des bois » ont un lien unique avec les kypari. Ce sont des êtres végétaux dépendant d’un kypari, qu’ils nomment Arbre-Mère. Ils ressemblent à des arbustes humanoïdes, entièrement fait d’écorce, et sont capables d’user d’une magie pouvant s’apparenter au druidisme, en plus primitif et sauvage. (Cf dessin)




Ces lutins, organisés en tribus, s’occupent eux aussi des kypari auxquels ils sont rattachés. Leur magie naturelle leur permet de soulever et déplacer des graines faisant cinq fois leur taille, en la combinant à plusieurs. Ils peuvent alors conserver les « graines-mères » dans l’attente d’une période plus favorable ou la déplacer et la planter dans un lieu qui sera le plus profitable pour la croissance du futur arbre.
Ils sont également capables de faire appel à leur magie afin de soigner l’arbre au cours de rituels communautaires, mais aussi de le protéger contre diverses corruptions ou maladies. Leur lien avec l’arbre est tel que si celui-ci est affecté, il y a de grande chance que les lutins le soient aussi. Ils font office extensions mobiles de l’arbre.
Pour faire à nouveau un parallèle avec le druidisme et les elfes de la nuit, ils sont l’équivalent des druides capables de purifier les arbres et la terre dans une moindre mesure. Cependant cette magie vient plus de l’instinct que d’une réelle éducation, la puissance venant de l’ensemble de la tribu et non d’une personne.

De là on peut s’intéresser à plusieurs aspects dans la dissémination des graines de kypari. Naturellement les graines vont s’éparpiller au hasard dans un rayon de quelques centaines de mètres du premier arbre. Or lors d’une période où le sol est riche et où le vent suffit à la prolifération et la dissémination large des graines, on pourrait penser que les kypari conservent leurs forces et leur énergie pour eux-mêmes sans partager avec un collaborateur facultatif. Les kypari en ont les moyens comme on l’a vu précédemment, en rendant entre autre leur sève et résine moins nourrissantes, afin de réduire la population mantide qui les occupe. Dans ce cas, comment une espèce peut-elle continuer à travailler au bénéfice d’une autre, alors que les échanges ne sont plus nécessaires à son développement et sa survie ?

Une réponse qui prévaut est qu’un groupe d’organismes qui coopèrent fonctionnera mieux, à long terme, qu’un groupe qui ne coopère pas. Des arbres qui nourrissent leurs pollinisateurs en toutes circonstances, ne manqueront jamais de partenaires pour disperser leur pollen lorsque les conditions seront défavorables. Ce concept évolutif de mutualisation en toutes circonstances augmente les chances de survie, puisque lorsque la situation devient critique, le partenaire symbiote est déjà présent pour aider. Ce système est remarquablement développé parmi les organismes sauvages, tandis que les races évoluées dites « supérieures » sont le plus souvent des opportunistes, qui ne s’allient qu’en cas de problèmes et rentrent de nouveau en compétition pour des territoires et des ressources lors de périodes fastes.

Pour en revenir aux lutins des bois, qui ont également une interaction biologique forte avec les kypari, on pourrait alors se demander : pourquoi, dans une interaction mutualiste suffisante entre deux espèces, l’aide d’une troisième espèce serait-elle utile ? Et ce d’autant qu’elle pourrait créer une interaction de compétition entre les différents partenaires dédiés aux mêmes fonctions.

La réponse à cette question-ci est explicitée par les événements qui ont eu lieu en Pandarie au cours des dernières années. Nous avons vu plus haut qu’une relation symbiotique comportait des faiblesses, comme une interdépendance dangereuse où la disparition de l’un entraînait la disparition de l’autre. En augmentant le nombre d’espèces partenaires au sein d’interactions, les kypari sont plus à même de survivre à la disparition de l’un ou l’autre de ses partenaires.

En effet au cours de la redécouverte de la Pandarie, la corruption des mantides par les sha a eu un impact direct sur les arbres kypari, qui furent majoritairement corrompus à leur tour en très grand nombre via les mantides. Et même si la corruption reflue actuellement, la mort de l’impératrice et la disparition des klaxxi, normalement chargés d’assurer la passation de pouvoir, ont laissé la civilisation mantide dans un chaos qui les mène à une attitude inerte, non combative, ou au contraire à des tensions internes, qui conduisent les colonies vers une disparition totale de leur espèce, entraînant les kypari avec eux dans leur chute.

Cependant les esprits des bois non infectés par la corruption des sha semblent déterminés à soigner et purifier les « arbres-mères » qui peuvent encore être sauvés. Cette tierce espèce au sein de l’interaction, bien qu’ayant auparavant un rôle moindre par rapport aux mantides, pourrait rapidement devenir déterminante à la survie des arbres kypari. Quoi que réserve le futur, même si l’une des espèces d’une niche écologique n’est plus, il ne faut pas oublier que la disparition de certaines espèces promeut la prolifération d’autres espèces. L’écosystème est un système naturel qui tend à évoluer vers un état stable, tout en étant capable d’évolution et d’adaptation au contexte écologique et abiotique, où les différents organismes vivant en son sein vont sans cesse développer ou perdre des interactions les unes avec les autres.



Conclusion

De nombreuses symbioses existent et ont été observées dans la nature, mais il est rare de voir une symbiose aussi poussée impactant l’environnement aussi profondément. Dans le cas des mantides et kypari, la symbiose se fait sur différents niveaux, imprégnant leur culture, habitude de vie, manière d’être.

Cependant comme toute symbiose, elle a ses faiblesses. Lors de la corruption de l’essaim par les sha, il y a de fortes chances que de nombreuses tribus de lutins aient été massacrées par la folie des mantides, ne pouvant plus assurer les soins et la protection sur les arbres. Les arbres déclinants, avec l’essaim et l'impératrice, les lutins des bois ont dû agir afin de sauver les kypari en trouvant de territoires plus sains, non toucher par la corruption, et ainsi planter de nouveaux arbres.

La symbiose est un mécanisme naturel très performant, pour ainsi dire l’équilibre que la nature et les espèces cherchent à atteindre, mais il est fragile. Il suffit d’un élément affaibli ou manquant pour dérégler l’ensemble. Dans le cas de l’impact des sha sur les mantides il va falloir de nombreuses années voire cycles pour qu’une symbiose soit retrouvée dans les territoires de l'Ouest de la Pandarie. Il reste peu de tribus de lutins, les mantides sont pour le moment sans impératrice et le sol est encore marqué par la corruption. Il n’est pas sûr qu’une telle symbiose puisse se remettre en place à l’identique, il se peut que celle-ci soit modifiée ou qu’une autre prenne la place.


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Remerciements

Je tiens à remercier les différentes personnes qui nous ont accompagnés le long de ce voyage en Pandarie, celles que nous avons croisées, rencontrées, qui ont partagé leur savoir et connaissance.
Plus particulièrement je tiens à remercier Celyan Belqueria, non seulement pour ses relectures, soutien, apport et tous les dessins réalisés par ses soins et présent dans ce rapport.

Au Cercle Cénarien qui m’a permis d’effectuer ce voyage afin de mieux comprendre l’environnement de Pandarie et ses espèces.

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