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 Promenons nous dans les bois...

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Celyan



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Localisation : Royaumes de l'Est
Humeur : Motivée

MessageSujet: Promenons nous dans les bois...   Jeu 17 Avr - 15:40


Un peu à l'écart du Temple de Yu'lon , au cœur de la Forêt de Jade, se trouve une petite ville pandarène du nom de Fleur-de-l'Aurore. C'est là que Khalal et Celyan séjournent.

Après avoir passé avec plus ou moins de succès les épreuves du Temple, Celyan savoure ses journées en Pandarie. Tantôt elle se consacre à la méditation et la prière, tantôt elle erre au hasard. Parfois elle part faire un vol avec Zixx et Khraikh. Curieuse de chaque chose et chaque détail, la paladin a déjà noué quelques discussions avec des villageois s'exprimant dans un commun approximatif.

Le seul intérêt particulier de Fleur-de-l'Aurore -hormis son calme- et le sanctuaire honorifique dédié à l'empereur Shao-hao, au centre de la rivière qui traverse la place principale. On peut y lire :
« Et l’eauracle vit devant lui un royaume de sorciers entourant un grand puits, d’où ils faisaient sortir une horde de démons. Un feu vert tombait du ciel et tous les continents du monde se fracturaient. »
Un villageois expliqua que l’empereur Shaohao fut terrorisé par la vision qu'on lui exposa et c'est en quittant Fleur-de-l'Aurore qu'il entreprit son voyage pour sauver la Pandarie.

Il y a quelques jours, des pandarens, vendant fruits et légumes sur la place, ont parlé du Bois au Tigre, et comme toujours, la jeune humaine n'a pu s'empêcher de poser des questions. Un endroit unique mais dangereux, le territoire connu de ces rôdeurs félins.
Dangereux d'accord, mais elle a un atout dans sa poche : un druide (presque) domestiqué.

*****

Khalal, la gorge ensanglantée, les plaies très partiellement cicatrisées par la magie de Celyan, là où les crocs se sont plantés avec force et ont déchiré la chair. Le druide a de la chance que la paladin ait pu stoppé l'hémorragie.

Malgré son état, il fait un effort monumental pour rester concentré sur le tigre étendu dans l'herbe rougie de sang, à un mètre de lui. Murmurant parfois en druidique, l'elfe tente d'apaiser la bête de 250kg pour le garder immobile et non-agressif, le temps que Celyan soigne ses plaies. Bien que le tigre gronde sourdement durant les soins, la paladin termine les soins, en ayant encore sa tête sur ses épaules.

L'imposant félidé ne demande pas son reste et s'enfuit dans la nuit : les proies semblent définitivement trop dangereuses ce soir. Celyan et Khalal sont au milieu des bois sombres, trouvant difficilement le chemin par lequel ils sont venus quand soudain ils aperçoivent deux petites lueurs au loin, entre les arbres. Des lucioles qui semblent les guider de l'autre côté d'une rivière.

Ils débouchent finalement tant bien que mal; derrière une colline, sur un saule-pleureur tombant au dessus d'une mare d'eau claire. l'endroit semble totalement désert. Des nénuphars, fermés pour la nuit, dorment à la surface lisse de l'eau. L'endroit dégage un sentiment de sérénité, accentué par la présence réconfortante de nombreuses lucioles qui virevoltent dans les parages et le croassement de quelques grenouilles face à la lune. Au centre de la mare, un petit îlot émerge, accessible par des rochers. S'installant, ils observent la stèle de pierre qui semble représentée une petite tortue, et la gravure : "Nous avons acquis la capacité de penser, mais nous ne devons jamais oublier de ressentir".



Dernière édition par Celyan le Dim 11 Mai - 19:04, édité 2 fois
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Celyan



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MessageSujet: Re: Promenons nous dans les bois...   Jeu 17 Avr - 15:45

La nuit fut calme, aucun tigre ne franchissant la rivière pour retrouver les deux gibiers perdus. Celyan veilla sur Khalal, dormant sur l'herbe du petit îlot, sous les lueurs des lucioles autour d'eux et de l'aura apaisante de la stèle.

Le lendemain matin, ils purent se rafraichir dans l'eau claire et pure. Transparente à en couper le souffle et très fraiche. Celyan put prodiguer des soins complémentaires à Khalal, dont la gorge arriva à un stade avancé de cicatrisation.

Dans les rayons de soleil à travers les arbres, il était possible de retrouver le chemin vers la rivière qu'ils avaient traversé la veille. Préférant ne pas retomber nez-à-nez avec un (ou des) tigre, ils longèrent les courants descendant jusqu'à trouver un petit pont de bois joliment décoré qui l'enjambait.

Après ce qu'il s'était passé, Celyan avait perdu le fil du chemin, mais à force de marcher, ils retrouvèrent finalement le large pont et le gong de l'espoir, jusqu'à parvenir au village.

A Fleur-de-l'Aurore, quand les pandarens les virent revenir, Khalal avec les taches rouges foncées sur la tunique, ils durent raconter ce qu'il s'était passé. Les villageois furent surpris et bizarrement.... enchantés ! C'était une très bonne fortune d'avoir les lumières de la nuit qui guident jusqu'à un sanctuaire caché. Les sanctuaires cachés, il y en a plein en Pandarie, destinés aux esprits, pour honorer les ancêtres, les animaux ou même la nature et le monde. Souvent quand on les cherche, on ne les trouve pas, et ils se montrent uniquement aux personnes dignes. Avoir épargné le tigre était peut-être un signe bien interprété par les esprits de ce sanctuaire et ils leur avait offert un refuge.

Pourtant pour être reconnaissants, il aurait fallu laisser une offrande aux esprits, comme il était coutume de le faire. Celyan demanda ce qu'ils pourraient rapporter s'ils y retournaient. Les pandarens partirent dans de grands débats entre eux, discutant de ce qui conviendrait le mieux. Ils s'accordèrent sur le fait que Celyan et Khalal étaient des pèlerins. Il était donc de bon augure d'apporter un bâton de marche en bois. Les deux concernés essayèrent d'expliquer ce qu'étaient un druide et un paladin, en vain. Dans l'esprit des villageois, ils voyageaient et exploraient, ils resteraient donc à leurs yeux des pèlerins.

Tout le village fut au courant de leurs péripéties, en moins d'une heure par bouche à oreille et les pandarens, faisant à nouveau preuve d'une bienveillance naturelle, payèrent un repas aux deux étrangers honorifiques, à la petite taverne du village. Les discussions allèrent bon train, entre légendes et on-dit, dans une ambiance bon enfant.
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Celyan



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MessageSujet: Re: Promenons nous dans les bois...   Ven 18 Avr - 12:06

Fleur-de-l'Aurore

Le lendemain, Celyan traverse le village pour venir trouver Khalal, un bâton ordinaire en bois à la main, fière d'elle.

"J'ai trouvé notre offrande !"

Jaugeant le poids et la prise en main, Khalal fait tournoyer l'objet entre ses mains, puis le pose à terre en s'appuyant dessus. Un fou rire de la rouquine éclate naturellement, sans que l'elfe n'en comprenne le sens.

"Hahahahahaha ! Khalal, comme ça tu ressembles VRAIMENT à un pèlerin âgé !"


Grognant l'elfe met au défi l'humaine en duel mais à peine ont-ils esquissé un geste l'un contre l'autre que les Gardiens de l'Aube, les pandarens qui veillent à la sécurité et à la neutralité de Fleur-de-l'Aurore, les dissuadent d'un regard sérieux et mécontent.

"Retournons plutôt trouver ce sanctuaire pour remercier les esprits. "


*****

Cœur de la forêt de Jade

Ils ont dû errer pendant quelques heures mais sont finalement parvenus à tomber à nouveau sur leurs guides-lucioles à travers la forêt dense.

« Nous avons acquis la capacité de penser, mais nous ne devons jamais oublier de ressentir »
Khalal dépose la bâton, droit, sur la stèle et ils s'inclinent tous deux avec respect et reconnaissance pour l'abri qui leur a été accordé. Une forme apparait alors, floue au départ, composée de ce qui semble être de la bruine, de très fines gouttelettes d'eau en suspension. La forme se précise lentement en un être à tête de poisson sur un corps bipède. Alors qu'une voix se fait entendre, reculant, Khalal observe d'un air méfiant.

" - Qu'êtes-vous ?
- La volonté de cet endroit, un souvenir du jinyu que j'étais et qui demeure dans cette forêt. Mon nom est Chici.
- Vos lucioles nous ont aidé. Merci.
- Mes lucioles ? Elles ne sont pas miennes. Ces insectes luminescents sont librement attirés par les énergies latentes résidant dans ce sanctuaire. "


L'esprit jinyu regardent les deux personnes.

" - Vous avez été guidés car vous êtes capables de ressentir le monde qui vous entoure, de vous laisser guider par lui et de compatir à ses sentiments. C'est ce que vous avez fait avec cette bête hier.
- Qu'on abrège ses souffrances ou qu'on le soigne, le tigre n'avait pas besoin de souffrir.
- Il est important que les êtres dotés de la capacité de raisonner, n'oublient jamais d'écouter leurs émotions. Avez-vous compris ce message ? "


L'esprit de brumes désigne la stèle derrière lui. Khalal acquiesce et répond.

" - Mais trop se laisser porter par nos émotions peut être dangereux. "


L'esprit aquatique secoue la tête et s'élève pour s'asseoir sur la stèle, indiquant aux deux représentants des races d'au-delà de la Pandarie que s'ils veulent comprendre, ils doivent s'immerger dans les eaux entourant l'îlot. Khalal et Celyan échangent un regard puis acceptent, rentrant dans l'eau froide sans trop savoir à quoi s'attendre.

" - Nous autres, les jinyus, avons des origines modestes. A l'origine créatures animales aquatiques, nous existions dans la plénitude des êtres qui n'ont pas à se préoccuper de la logique ou du raisonnement de la pensée. "

Alors que la voix du jinyu leur parvient, l'eau qui les entoure semble onduler et bientôt il devient difficile pour les deux voyageurs de concentrer leur attention, de réfléchir et écouter le discours.

" - Les animaux vivent des vies simples. L'instinct permet bien souvent de se regrouper ou de s'approprier un territoire. Mais jamais l'instinct ne fait bâtir des villes, ni former des alliances fondées sur des principes moraux. Ils ressentent le monde, sans le réfléchir. "

Dans l'eau de la mare fraiche Celyan commence à faire quelques brasses et finit par faire la planche, en harmonie, comme un poisson dans l'eau, sans se préoccuper de ce qu'il se passe, se souciant uniquement du contact agréable de l'eau. Khalal semble retrouver l'instinct de ses formes férales et observent les lieux.

" - A l'inverse de mon peuple, il existe des créatures qui ne savent voir le monde qu'à travers l'ordre, la logique et l'intellect. Ces créatures de pierre ont utilisé leur libre-arbitre pour ériger des villes, conquérir des territoires par stratégie, inventer de nouvelles armes de puissance. "

La surface de l'eau frémit et avec elle l'état d'esprit forcé dans lesquels sont plongés Celyan et Khalal. Comme si leurs sens leur étaient retirés, ils ne ressentent plus l'agréable fraicheur de l'eau, ni l'odeur des fleurs. L'aura mystique des lieux qui apaise les lieux ne semble plus les atteindre et leurs yeux se contentent d'analyser l'environnement sans en apprécier les couleurs ou la beauté.

" - Quel terrible sort les accable. Incapable de faire preuve de fraternité, de compassion, de générosité ou de contemplation... Les races qui ont acquis le savoir ne devraient jamais se détourner de leur essence propre, de la capacité à ressentir qui les lient à ce monde et leur permet de l'apprécier pleinement. "

Retrouvant leurs esprits, l'elfe et l'humaine rejoignent la berge.

" - Car les villes bâties par la pensées ne peuvent devenir des foyers qu'avec de l'attachement. Les alliances stratégiques ne peuvent devenir des liens solidaires qu'avec le cœur. "


Au centre de l'îlot une fleur aux pétales rouges sort de terre et s'épanouit. Le jinyu accorde un regard approbateur aux deux étrangers, et les invite à récupérer le bâton et la fleur pour en faire meilleur usage. Plus loin dans la forêt, il a connaissance du sanctuaire dédié à un autre esprit, qui pourrait leur apporter beaucoup.

" - Suivez les lucioles. "

*****

Second sanctuaire dans la nuit


Parcourant la forêt, ils cherchent entre les arbres des lueurs, plus facilement distinguables dans la pénombre de la nuit tombée. Ils croisent une statue de ce qui semble être un poisson levant la tête vers le ciel, mais rien ne se passe à son approche.

Enfin ils contournent une colline et manque de passer à côté sans rien apercevoir. Pourtant, caché par de nombreux bambous, arbres et buissons, se dresse une petite construction, entourée de volées de lucioles. Pas d'eau ici, mais la stèle est agrémentée d'une petite structure en arche avec un toit auquel sont suspendus des lampions. La pierre est gravée et on peut y lire : « La réflexion est le premier outil vers la liberté ».



Khalal place le bâton et la fleur. Les flammes de deux encens s'agitent et la fumée se concentre pour prendre la forme d'une pandarène. Elle observe les objets.

" - Un pavot de pluie ? Il ne changera jamais, toujours perdu dans la contemplation du monde et des émotions.
- Qui êtes-vous ?
- Je me nomme Lo Bang, avant j'étais une chroniqueuse et je parcourais le monde. Maintenant mon souvenir demeure dans ce sanctuaire. Et vous, qui êtes-vous voyageurs ?
- Nous sommes de simples.... pèlerins. Nous voyageons afin de découvrir et apprendre. La Pandarie regorge de secrets apparemment. "


Khalal esquisse un sourire.

" - Si Chici a guidé vos pas ici, c'est que vous êtes capables de ressentir le monde. Mais cela ne suffit pas pour pouvoir le comprendre et l'apprendre. "


La pandarène désigne le texte gravé avec un sourire.

" - Nous ne demandons qu'à nous améliorer. "

L'esprit de fumée réfléchit un instant et accorde un regard approbateur aux deux étrangers.

" - Je pense que je vois pourquoi vous êtes ici, même si vous, ne le savez pas encore. Maintenant écoutez. Le hozen ment le lundi, le mardi et le mercredi. Le jinyu ment le jeudi, le vendredi et le samedi. Les autres jours, ils disent la vérité. Un jour, le jinyu affirme : « hier je mentais ». Le hozen lui répond « moi aussi ! ». Quel jour de la semaine sommes-nous ? "

Alors que Celyan et Khalal prenne le temps de réfléchir à l'énigme, un souffle de vent fait chavirer la fumée des encens et l'esprit perd sa forme. Finalement Khalal répond rapidement.

" - C'est le jeudi. "


Un rire satisfait de l'esprit se fait entendre. Sur la stèle du sanctuaire, une fiole apparait de nul part. Cette dernière semble contenir un liquide noir et à l'odeur âcre. Dans un dernier souffle, Celyan et Khalal entendent :

" - Prenez le bâton, la fleur et la fiole. Vous pourrez en faire bon usage. "

Khalal, intrigué, questionne Celyan.

" - A ton avis ça veut dire quoi ? "

La paladin répond avec un sourire amusé.

" - Pour le bâton et la fleur, je ne sais pas, mais pour l'encre, ça peut vouloir dire que nous n'avons pas écris à nos amis depuis longtemps. "


Dernière édition par Celyan le Dim 11 Mai - 19:02, édité 2 fois
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Khalal



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MessageSujet: Re: Promenons nous dans les bois...   Ven 18 Avr - 16:15

Maintenant officiellement et définitivement estampillé comme des pèlerins au grand désespoirs de Celyan. Le druide pu poser plus facilement des questions sur la forêt, curieux d'en apprendre plus sur cette immense mer d'arbre.

Parmi les légendes, anecdotes et autres, un pandarene lui confia qu'une partie de la forêt était à éviter si possible. Intrigué, Khalal demanda plus d'information, voir si il y avait un lien avec les Shas. La surprise fut de taille, le villageois lui parla de créature faite de jades avec des yeux tel des rubis. Les pandarenes sont reconnus pour être de bon vivant, mais en aucun cas des menteurs. Remerciant celui çi le druide s'envola peu de temps après afin de jeter un œil sur cette partie mystérieuse de la forêt.

***********

Plus tard, au début de la soirée, Khalal retrouva Celyan et lui fit part de la découverte, regardant du coin de l'oeil la petite chouette faite de jade elle aussi.

- C'est l'occasion d'en savoir plus sur elle.

Aquiescant, la paladin enfourcha Zixx, pendant que le druide prit une nouvelle fois la forme et corbeau et la guida vers la lisière de la forêt, Khraikh voletant non loin d'eux.

Une forêt de bambous, sombre, retenant la brume de la journée accueillit le druide, la paladin et la chouette de jade réfugié sur l'épaule de Celyan, Zixx resté plus loin pouvant rapidement venir si besoin.

A peine engagé dans le dédale que Celyan cru discerner quelque chose mais le manque de clarté, la brume, le druide ne put rien trouvé non plus.
Ce n'est que quelques mêtres plus loin que le danger se précisa. Khalal, marchant en bordure du chemin manqua de se faire happer par un fauve à la peau aussi dur que de la pierre et d'une couleur verte. Un tigre entière fait de jade.
La paladin aillant vu venir le coup se précipita vers l'animal en jade en criant afin de le déstabiliser. Cela permit à Khalal de se transformer en ours. Les deux animaux l'un fait de poils et l'autre de jade se jaugèrent un bref instant avant qu'ils ne se précipitent l'un vers l'autre. Le tigre minéral concentra son regard sur le druide ours, commençant à transformer le pelage en jade, Khalal abattit sa puissante patte sur l'animal, l'envoyant rouler plus loin, la pierre fissuré son l'impact. Jugeant la situation défavorable, le félin battit retraite.

- Tu as vu ? Entièrement fait de jade.
- Oui, comme Khraikh. Il faut pouvoir en observer un. Sans se faire attaquer.

D'un commun accord, ils se rendirent sur un rocher en hauteur, afin de pouvoir avoir un point de vue plus tranquille, cherchant leur proie.
Sortant furtivement des fourrées un tigre fait de jade mais indemne rampa discrètement vers un tanuki imprudent, bondissant dessus, le chasseur minéral le tua sur coup, entamant son repas bien mérité.
Ce fut le moment que choisie le druide pour lancer ces sarments. Malgré de bon réflexe le tigre fut pris au piège puis endormis par la magie druidique.

L'elfe et l'humaine purent étudier le tigre. Celui çi étant visiblement vivant, aillant besoin de se nourrir. Une mutation du aux shas ? La magie inhérente au continent ? Si il existe un dragon de jade, une petite couette de jade, pourquoi pas d'autre animaux ?
Préférant arreter ici leur observation, ils regagnèrent rapidement leur logis, se jurant de revenir des le lendemain, mieux équipé.
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Celyan



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MessageSujet: Re: Promenons nous dans les bois...   Jeu 24 Avr - 13:41

Au village, on avait conseillé à Celyan de se rendre au Temple du Serpent de Jade avec les objets offerts par les esprits des sanctuaires, afin de trouver Ja Ro. Il semblait que ce pandaren soit plus apte à renseigner les deux "pèlerins" sur l'utilité du bâton, de la fleur de pavot de pluie, et de l'encre.

Le pandaren, âgé et aimable, les accueillit chez lui lorsqu'ils évoquèrent leurs rencontres avec les esprits de Chici et Lo Bang. D'abord intrigué, le vieux sage fût ensuite très étonné du contenu de la fiole d'encre. Il expliqua à ses deux invités ce que lui inspirait les trois objets qui leur avaient été confiés.

La fleur, comme l'avait expliqué l'esprit pandaren de Lo Bang, représentait selon lui le cycle de la vie, le lien perpétuel de la vie et la mort dans le cycle naturel.

Il expliqua que le bâton, bien qu'utile aux pèlerins parcourant de longues routes, était aussi considéré comme la mère de toutes les armes. En effet bien avant que Kang, le Poing de la Première Aube, n'entraine les pandarens aux arts martiaux, les esclaves étaient sans défense. Afin de repousser les bêtes qui s'en prenaient parfois à eux sur les chantiers de construction, des pandarens se saisissaient de branches d'arbres robustes. Ja Ro insista sur le fait qu'un bâton a de multiples facettes, et que bien maitrisé, il pouvait devenir une arme redoutable. Et cela évoqua le combat d'entrainement contre Kaïho, la veille.

Mais ce fût la fiole d'encre qui captiva le plus leur hôte. Il était dit que les plus anciens chroniqueurs pandarens avaient mis au point une encre aux propriétés très particulière, capable de donner du pouvoir aux mots. Ils s'en servaient pour écrire sur différents supports, à la manière d'enchantements, afin de les imprégner du pouvoir des mots, les mantras. Mais la façon de préparer cette encre s'était perdues au fil des générations. Lo Bang était une chroniqueuse émérite à son époque, et le fait que son souvenir ait pu laisser à Celyan et Khalal une chose aussi précieuse, témoignait de son estime à leur égard.

Il était évident que les esprits des deux sanctuaires n'avaient pas confié ses trois objets pour rien aux deux "pèlerins" et souhaitaient qu'ils puissent leur être utiles. C'est pourquoi le sage maître pandaren proposa avec un enthousiasme et une curiosité non dissimulés, de faire des recherches à la grande bibliothèque du Temple de Jade, afin d'y trouver la sagesse et le savoir nécessaires à la conception d'un mantra lié à ce bâton pour Khalal et Celyan. Pour un vieux pandaren comme lui, c'était là une occasion unique de travailler l'encre des rêves tout en se rendant utile.

Grâce à lui, ils apprirent également que le jade nécessaire à la construction et la décoration du temple ainsi que l'édification de la statue du Serpent de Jade, provenait d'une petite ville du nom de Pierre-Verte et de sa formidable mine de jade. Grâce au précieux renseignement de leur hôte, ils avaient une nouvelle piste à étudier pour en apprendre plus sur les créatures de jade rodant dans la forêt.
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Celyan



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MessageSujet: Re: Promenons nous dans les bois...   Jeu 24 Avr - 15:00


Dirigeant leurs pas vers le nord, les voyageurs parvinrent à Pierre-Verte. La calme petite ville était essentiellement constituée d'une partie résidentielle et commerçante, et d'une seconde partie destinée à recueillir, purifier, trier et charger le jade extrait de la carrière de jade, à l'ouest.

Sur place, une pandarène œuvrant à la mine accepta de parler de la façon dont était extrait le jade, et des quelques troubles que des élémentaires, logeant profondément dans le sol, attirés par les gisements, venaient parfois s'en prendre aux ouvriers creusant trop profondément. Des moines étaient régulièrement dépêchés sur place, pour apporter de l'aide et aucun de ces élémentaires n'avaient jamais étaient un danger pour le reste de la Forêt de Jade.

La pandarène expliqua que les cargaisons étaient envoyées aux quatre coins de la Pandarie selon les besoins des villes et des citoyens, mais qu'actuellement la priorité était donnée à la reconstruction de la statue de Yu'lon. Quand Khalal demanda si elle avait déjà vu des chouettes comme Khraikh, la jeune pandarène affirma qu'on pouvait parfois voir d'autres animaux en jade, mais que les panthères étaient les plus répandues. Peut-être parce qu'elles avaient pris possession d'un territoire qu'elles défendaient avec hargne, alors que les autres créatures se faisaient plus discrètes, n'ayant probablement pas trouver un territoire sur lequel s'épanouir ?

Alors qu'ils discutaient à propos du jade, une petite créature à tête buissonneuse et feuillue s'approchait, en catimini, jusqu'à l'un des chariot empli de minerai. Khalal réagit vivement, et invoqua des sarments qui saisirent et s'enroulèrent fermement autour de la petite créature des bois, alors qu'un "khrrrriiiii !" se faisait entendre. Le petit lutin des forêts, dépité de s'être fait prendre et apeuré, demeura immobile à faire le mort faire semblant d'être un buisson ordinaire. Khalal posa une main rassurante sur la tête en écorce surmontée de branches feuillues et laissa agir sa magie pour le calmer. L'elfe prit le temps de se concentrer pour communier avec l'esprit sylvestre dans une "conversation" silencieuse entre eux.


Dans l'esprit de la petite créature, Khalal put voir le lutin et ses congénères danser dans une grotte perdue dans la forêt, entourés de leur "trésor" : un ramassis de tous les objets imaginables de la vie quotidienne, chapardés dans les villages ou les campements. Parmi les objets, des éclats de jade volé, ainsi que ce qui semblait être un chat de jade endormi.

Lorsque le druide désigna la petite chouette de jade accompagnant Celyan, en demandant des informations, c'est la conscience collective de lutins qui répondit à travers les pensées de celui-ci. Les pensées et visions devinrent plus floues, comme si plusieurs personnes parlaient en même temps. <Des créatures de jade, une grotte, un chat de jade au pied d'une grande créature bipède à fourrure, des éclats de jade, une panthère de jade, un marteau et un burin, à nouveaux des éclats de jade, l'intérieur de la grotte, un chat de jade courant après des lutins dans les hautes herbes.>

Quand Khalal demanda qu'il les conduise à la grotte, le petit lutin tenta de s'échapper en regardant vers l'orée de la forêt dense. Khalal libéra l'esprit sylvestre de ses sarments et la petite créature partit en courant à toute vitesse dans les herbes, poursuivi par un elfe, une rousse et une chouette. En arrivant près d'un mont de rocaille, ils furent accueillis par une pluie de cailloux, de graines et de branches, lancés par une véritable flopée de lutins perchés sur les rebords des falaise et dans les arbres proches. Couvert derrière le bouclier de Celyan, Khalal incanta en druidique et l'arbre le plus proche s'agita faisant s'écrouler telle des pommes trop mûres, des dizaines de lutins. Ceux-ci se mettant à courir dans tous les sens en poussant de petits cris aigus.

Quand tout à coup... le petit lutin qui s'était réfugié vers ses comparses s'écria "Rik trikhhi ku rititiki !!". Alors, tous les lutins stoppèrent leur attaque et le petit être rebroussa chemin pour revenir courageusement vers le druide et la paladin, sous les regards méfiants des autres lutins. Tendant une petite main d'écorce vers le druide, il lui montra les images de la "grotte de la bipède aux éclats de jade". L'elfe remercia le petit arbuste vivant d'un signe de tête et le lutin repartit vers les falaises en poussant des petits couinements apparentés à des éclats de rires.

Trouvant la caverne, Khalal et Celyan découvrirent un lieu visiblement habité il y a longtemps, mais désormais abandonné. De nombreuses statues et figurines en jade, mais également des débris et des minerais de jade bruts, un marteau et un burin laissés là. Khalal trouva un journal contenant de nombreux croquis d'animaux, puis des schémas pour la sculpture du jade en statue, et des symboles étranges. Sur les schémas des sculptures, un espace rond semblait toujours être réservé au centre.

Sur un établi, la petite Khraikh demeurait fixée sur des éclats de jade. Seuls vestiges d'une ancienne statue fracassée : une serre de jade et des morceaux ressemblants à des plumes brisés. Khraikh semblait observer avec attention, tentant visiblement de se souvenir, en vain. Parmi les éclats, Khalal découvrit une pierre de jade habitée d'une légère magie, et taillée en sphère d'une géométrie parfaite, lisse, exceptée aux endroits où des symboles étaient gravés. Une sorte de "cœur de jade" qui était sans doute autrefois inséré au sein de son ancienne propriétaire de plumes.

Les indices étaient maigres, mais il semblait raisonnable à présent de penser que Khraikh possédait en elle un tel objet magique énergétique, lui conférant sa vitalité.
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Khalal



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MessageSujet: Re: Promenons nous dans les bois...   Ven 25 Avr - 12:26

Le Coeur de la forêt

- Aujourd'hui Celyan ! Tu vas pouvoir remettre ta tenue de thero'shan. Te mettre en condition pour se soir ou tu auras droit à un aperçu différent de la magie druidique. Je ferais en sorte de t'aider à la ressentir. Le Rêve n'est qu'un aspect du druidisme. Il y a plus important, l'harmonie avec la nature, la forêt, la faune et la flore.

Affichant un petit sourire le druide regarde la rouquine.

- On va vite voir si tu es sensible ou non.

*********************************

Revétu de sa robe au motif druidique, la paladin retrouva la druide aux abords du Temple du Serpent de Jade. Une petite mou boudeuse mélant à la curiosité.

- J'espère qu'il y a une bonne raison pour m'avoir fait traverser le temple vêtue comme ça...

Un petit rire accueillit la déclaration de Celyan, Khalal l'entrainant vers le bas du temple, proche de la mer.
Faisant s'installer l'humaine près des arbres et l'eau, le druide s’accroupit près d'elle , lui demandant ce qu'elle pouvait ressentir ici.

- Le vent, la mer, le calme. Les arbres autour de nous donnant une sensation de sécurité.

Aquiescant le druide sourit légèrement.

- Te souviens tu ce que je t'ai dis sur les arbres ?
- Les arbres ont une conscience endormis, pouvant être réveiller par les druides. Ont peut partager avec des souvenirs, images... A condition d'utiliser la magie druidique.

Satisfait de la réponse de son élève, Khalal se redressa.

- Pour éveiller les arbres, il faut passer par un rituel particulier. Je vais te le montrer se soir, pas jusqu'au bout car il n'y a pas de nécessité de faire appel à eux complètement. Soit attentive Celyan.
Tu vas pouvoir voir ce que représente l'harmonie et le cœur pour une forêt

Inspirant puis expirant doucement le druide frappe le sol de son pied, une vague de magie jaillissant de lui, venant toucher les arbres les plus proche. Un deuxième coup sur le sol, puis un troisième coup envoyant la vague de magie plus loin, se répercutant sur chaque arbre, tel une onde sur l'eau.

Le silence, le calme, puis un écho lointain, le premier retour d'un arbre renvoyant un son qui lui est propre. Bientôt suivit par un deuxième. Lentement chaque arbre renvoi sa propre voix. Un son ancien, tel un coup de tambour à peine audible vibrant à l'intérieur du corps.
Celyan ferme les yeux, intrigué.

Le druide tourne autour de l'humaine, marquant le rythme de ces pas, lent mais accélérant au fur et à mesure. Les échos des arbres se faisant de plus en plus nombreux, formant un son dysharmonique.
Au fur et à mesure que les arbres éveillent leur conscience, ils s'harmonisent entre eux, au lieu d'échos venant de toutes part, c'est rapidement un battement unique, profond, tel un cœur gigantesque qui se fait entendre auprès de l'elfe et de l'humaine.

Chaque pulsation, battements arrivent plus vite que le précédant, un cœur qui se remet en marche après avoir fonctionné au ralentie pendant longtemps, charriant force, vie et énergie au sein de chaque individu.

*****************************

Celyan reste immobile les yeux clos, le corps traversé par cette pulsation universelle, primaire

VIVANT

Le temps ne semble plus compter, chaque battement amenant des fragments d'images, de sensation, flou et indistinct aux yeux de l'humaine.
Puis tel une vague se retire lentement, la pulsation des arbres s'estompant doucement, laissant Celyan reprendre enfin pied.

******************************

- Reste avec moi Celyan

La voix du druide résonne enfin aux oreilles de la jeune femme, une touche d'amusement dans la voix.

La lune est haute dans le ciel, la forêt semble bien plus vivante qu’auparavant. Celyan et Khalal là traverse en courant et souriant, dynamisé par le rituel.
Vivant.
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