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 La sagesse de Pandarie

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Celyan



Messages : 637
Localisation : Royaumes de l'Est
Humeur : Motivée

MessageSujet: La sagesse de Pandarie   Mer 9 Avr - 11:21

I - Apaiser ses doutes

Forêt de Jade. Temple de Yu'lon.


"Pour cette épreuve, vous devrez simplement... me rejoindre. "

Rhaymor sourit d'un air confiant, s'avançant à travers les bourrasques d'un vent puissant, qui balaye le sommet de la haute falaise. Sa fourrure s'agite sous les rafales, mais le pandaren semble tout à fait serein et c'est comme si le vent lui était indifférent. Il finit par se retourner pour faire face à Khalal et Celyan, les invitant à s'avancer jusqu'à lui. Derrière se dresse l'imposant Temple du Serpent de Jade.

"Simplement ça ?"
"Oui, mais pas de magie. Allez-y."


Khalal observe le pandaren, puis s'avance le premier, aussitôt confronté à la force du vent de front, qui cherche à le repousser en arrière. Celyan regarde l'elfe parvenir avec difficulté à avancer de quelques pas, et tente de se faufiler derrière lui pour profiter qu'il fasse barrage de son corps. Mais Khalal finit soudain par basculer, rejeter violemment en arrière.

Le jeune paladin se concentre, et tente à son tour d'avancer contre le vent, les bourrasques ininterrompues faisant barrage entre elle et Rhaymor. Dans les cris du vent qui siffle à ses oreilles, elle entend de manière indistincte les voix de Rhaymor et Khalal, qui sont obligés de hausser le ton pour se faire entendre. Mais ensuite elle perçoit une autre voix dans le vent déchainé, qui murmure ou hurle à ses oreilles par intermittence : la sienne.

Elle s'entend parler de toute sorte de choses, rappelant à son esprit ses peurs, ses regrets et ses doutes. Celyan se fige, ne comprenant pas le phénomène tandis que sa propre voix déformée lui glisse ses paroles pernicieuses. Les évocations sont discontinues, sans queue ni tête, mais toutes emplies de questions. Doutes sur le passé, ce qui aurait dû être fait, et doute sur l'avenir.  

Le sang sur les mains, le visage de l'homme, les paroles de Theanel, les larmes de sa sœur, une non-morte qui lui ressemble, l'inconnu qu'elle doit affronter avec Khalal, ce qui est arrivé à Tina...

Celyan tente de répondre à la voix à chaque fois que celle-ci sème le trouble dans son esprit, tandis que Khalal s'avance, tombant presque en avant en rejoignant Rhaymor d'un coup. Le vent a dû cesser de souffler pour lui.

Alors qu'elle s'avance la voix se fait plus présente, plus intense, s'insinuant en elle, comme trouvant résonnance, et la jeune fille s'immobilise soudain.

C'est ta faute. C'est ta faute. C'est ta faute.

"Il n'y avait pas d'autres options !"

Mensonge. Mensonge. Mensonge.

Tombant à genou, Celyan serre les dents et les poings, fermant les yeux.

"C'était son choix ! J'ai promis de vivre. Je DOIS vivre. Pour lui. Il n'y a rien d'autre à faire ou à penser. Je vis et je sais pourquoi. J'ai le droit de vivre !"

Le vent semble s'apaiser légèrement, alors la rouquine se relève et s'avance, fixant son objectif qu'elle voit toujours plus près, les pierres aux pieds de Rhaymor ne sont plus très loin. Quelques mètres. Quelques pas.

" Il ne sert à rien de réfléchir au passé. On l'accepte et on vit avec. Je peux me retourner et voir en arrière, je peux regarder vers l'avenir. Je peux y réfléchir mais pas y rester bloquée, aucun de ces deux facteurs ne me fera douter assez pour m'empêcher d'avancer. Je suis capable de me remettre en question, mais je ne serais jamais paralyser par des doutes. Car je sais où je vais. "

Le vent ne s'arrête pas de s'opposer à elle, mais il se fait moins virulent que précédemment. Finalement, concentrée sur son objectif, Celyan parvient à atteindre les deux compagnons, épuisée.

Et le vent se calme aussitôt, laissant place à une nuit claire et silencieuse, bercée par les vagues qui ondulent sur la rive en contrebas. Sans aucun murmure ou sifflement. Un silence paisible et mérité. Aucun des deux autres n'a entendu ce qu'elle a entendu. Tout va bien.


Dernière édition par Celyan le Jeu 19 Juin - 11:02, édité 4 fois
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Khalal



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MessageSujet: Re: La sagesse de Pandarie   Jeu 10 Avr - 14:20

Khalal regarde Rhaymor s'enfoncer dans les bourrasque. Le vent soufflant visiblement avec violence sans que le pandaren soit géné.

- "Le but est simple, vous devez simplement me rejoindre. Sans utiliser la magie bien sur."

Jetant un regard sur Celyan, qui semble elle aussi intriguée, il s'enfonce, détermine.
Un mur de vent. A peine à t'il fait un pas en direction de Rhaymor il se fait repousser.
Changeant d'approche, l'elfe s'engage à nouveau, cette fois çi ne s'attardant pas sur le vent, considérant qu'il ne s'agit là que d'une brise tournant autour de lui.

Les premiers pas sont plus facile, il parvient à franchir le tiers de la distance le séparant de Rhaymor, soit quelques pas, puis à nouveau il se retrouve bloqué face à un mur de vent. Tentant de forcé le passage, le druide se fait balayer, souffler par un vent furieux.
Derrière lui Celyan essayant de profiter de son avancer se fait aussi repousser.

Grognant, le druide secoue la tête, repartant sur le chemin.
A nouveau il marche, d'abord considérant le vent comme inexistant, soufflant doucement autour de lui, puis arrivant au même obstacle l’accueille comme un ami plutôt que de lutter contre lui. Le laissant guider ces pas l'elfe parvient à avancer à nouveau franchissant les deux tiers du chemin.

Proche

Le vent rugit de colère, des échos commencent à se faire entendre, des voix, des bruits discernable malgré le tumulte. Une voix se fait plus audible, la sienne...

Chaque rappel de ces erreurs, de ces doutes, de ces peurs par sa propre voix.
Les abandons, les blessures et meurtres qu'il à pu faire décrit avec précision

Khalal essaye de répondre à cette voix. Cette voix qui est la sienne.

- "Ce que j'ai fais est fait ! Je ne peux pas revenir en arrière ! J'ai payé le prix.
Laisse moi maintenant, Laisse moi aller de l'avant ! POUSSE TOI !"

Les poings serrés le druide défi le vent. Celui-çi s'emplit de fureur, d'une rage encore plus profonde, forçant le druide à reculer d'un pas.

- "Le passé est fini, je ne peux plus revenir en arrière ! Mais maintenant je peux avancer. Car même si j'ai fais des erreurs, que je doute encore... Je sais ou sont mes peurs !"

Fermant les yeux, Khalal se redresse, acceptant d'écouter cette voix. Oui, il a des peurs, des doutes, mais il sait maintenant à quoi elles ressemblent. C'est mieux que rien non ?
Le mur de vent disparait d'un coup, manquant de le faire tomber en avant. Une douce brise soufflant doucement. En face de lui Rhaymor le regarde avec un petit sourire, l'invitant à s'assoir prêt de lui.
Le son apaisant de l'eau atteint enfin ces oreilles après la rage et la colère du vent.
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Khalal



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MessageSujet: Re: La sagesse de Pandarie   Ven 23 Mai - 13:05

II - Garder espoir

Krasarang. Temple de Chi Ji.


- Bonsoir étrangers. Que venez vous faire ici ?

Le moine s'incline devant Khalal et Celyan, un sourire accueillant aux lèvres.

- Nous visitons chacun des temple de la Pandarie afin de découvrir leur enseignement
- Nous venons rechercher la bénédiction des Astres dans les temples.


Le moine regarde les deux personnes. Celle-ci ont l'air déterminé et ne pas venir uniquement se promener.

- Dans se cas là aller dans le temple et descendez. N'oubliez pas, la tristesse est ce qui peut abattre le guerrier le plus fort et endurant. Plus vous plongerez en bas plus se sera difficile mais quand vous remonterez vous serez libéré d'un poids.


Celyan et Khalal se regardent, surprit par les paroles du moine.

- Merci de vos conseils, nous ne les oublierons pas.

Le moine leur indique le chemin, l'elfe et l'humaine se dirigèrent d'un pas assuré vers l'intérieur du temple.

********************

Descendant le long de l'escalier, le silence se fait de plus en plus intense. Aucun bruit, une douce lueur provenant de torche et braséro placé à intervalle régulier et décoré au motifs de la grue rouge et d'ailes.
Arrivé en bas, les deux pèlerins croisent un moine qui remonte. Celui-ci ne dit rien, se contentant de leur faire un léger signe de tête.
Une large salle circulaire s'ouvre devant eux, éclairée avec douceur, propre au recueillement. Les motifs de grues et d'ailes décors la pièce avec la grâce et l'élégance propres aux pandarens. Khalal ne peut qu'admirer la finesse de leur gravure.

- Que devons nous faire ? Le moine ne nous a rien dit et Rhaymor n'est pas là.
- Vu la salle, je dirais simplement s'assoir et méditer, nous avons toute la place qu'il nous faut.
- Je devrais en être capable.


La paladin sourit, et d'un commun accord Celyan et Khalal s'assoient l'un en face de l'autre en tailleur, se détendant, laissant l'esprit s'apaiser et s'ouvrir.

L'air ambiant est calme, au centre de la pièce deux personnes méditent.

Bienvenue dans mon temple, vous qui venez d'au-delà des brumes. Vous cherchez ma bénédiction, n'est-ce pas ?
L’espoir. Se raccrocher à quelque chose qui nous tient tellement à cœur que l'on pourra avancé malgré les épreuves aussi difficile quelle soit. Vous semblez en porter beaucoup en vous. Peut-être saurez-vous surmonter cette épreuve. Normalement seuls mes initiés les plus entrainés s'y essayent.


L'elfe garde les yeux fermé, acquiesçant.

- Euuuh Khalal ? Il y a... un coffre ?

********************

A côté d'eux se tient un coffre, apparu de nul part, puis un autre prend forme... En tout cinq coffres se matérialisent, formant un arc de cercle. Tous identiques.

- Il faut les ouvrir ?
- Il n'y a ni loquet, ni serrure et ils sont proche de nous. Je dirais oui.
- Lequel à ta préférence ?
- Hum... celui-là.


Souriant, l'elfe s'approche d'un des coffres, le regardant avec curiosité, puis l'ouvre doucement, se tenant sur ses gardes.

********************

Le premier coffre : La maladie



A peine ouvert, le coffre répand une magie, changeant l'atmosphère et l'aspect du lieu.
Le sol est désormais couvert de plantes malades entrain de pourrir sur place. Khalal commence à transpirer.

- Celyan ? Tu n'as pas chaud ?

La paladin s'approche, posant une main inquiète sur son visage. Une chaleur maladive, fiévreuse, émane de lui. Autour d'eux les plantes exhalent une odeur de décompositions, les feuilles rongé par la maladie.

- Mon état doit être lié à elles, il faut les soigner ...
- Khalal tu es brûlant de fièvre, tu es... malade.


Mais le druide n'écoute pas, ce sont les plantes qui sont malades. Pas lui. Il est déjà en train de s'agenouiller, posant ses mains sur le sol, le mouvement est plus rapide que prévu lui entrainant un vertige passagé.
La magie druidique arrive malgré tout à soigner, rendre de la vigueur aux plantes, mais c'est comme vouloir remplir un puits sans fond, dès qu'il cesse de canaliser sa magie, les plantes dépérissent à nouveau.
Celyan regarde le druide, inquiète, elle incante sa Lumière pour le maintenir.

- Khalal, si un coffre à pu faire ça, peut-être la solution se trouve dans l'un des autres. Peut-être qu'en ouvrir un autre annulera le premier ?

Le druide acquiesce à peine, concentré sur sa tâche, aider les plantes à vaincre leur maladie.

********************

Le second coffre : la guerre



La paladin se dépêche, le coffre s'ouvre sans peine. Les plantes malades disparaissent, permettant au druide d’arrêter sa canalisation. A la place un désert de roches, de terres rouges et arides semblables à ce que l'on peut trouver dans les Tarides prend place. Celyan se tourne vers Khalal.

- Tu vois, il fallait juste o...

La phrase est interrompue par le cri de guerre d'un orc, chargeant l'humaine et lui donnant un puissant coup de hache. L'armure vole en éclat sous la puissance, le sang rouge de l'humaine coule sur le sol abondamment.
L'orc pousse un hurlement furieux et bestial, les yeux aussi rouges que le sang qu'il vient de faire couler.

- CELYAN !!!

Le druide charge sous forme féline sur le guerrier, oubliant la fièvre qui le terrasse, il veut juste tuer cet orc, le dépecer vif. Les crocs s'enfoncent dans le bras, forçant la peau verte à lâcher son arme, celui çi répond par un violent coup de poing, écartant le druide féral, se précipitant pour récupérer son arme. A nouveau Khalal change de forme venant achever l'assoifé de sang d'un puissant coup de patte sous forme d'ours, pour ensuite revenir voir Celyan.

- Tu vas tenir le coup ?

L'effet de l'adrénaline se dissipe doucement, la fièvre reprenant le pas. La paladin a repris connaissance et tente de rester suffisamment concentrée pour canaliser la Lumière et arrêter l'hémorragie.

- Oui... Laisse moi juste.. un peu de temps.
- Il reste trois coffres. Trois.


L'humaine se redresse enfin, lui adressant un sourire encourageant, elle ne pourra pas forcer beaucoup, le flanc gauche est partiellement cicatrisé et le moindre mouvement brusque rouvrira la plaie.

- Plus que trois oui.

********************

Le troisième coffre : La vieillesse



Ils s'avancent ensemble vers un nouveau coffre. Celyan l'ouvre, le désert de roches et de sables disparait, formant une maison en bois. L'intérieur à quelque chose d'ancien. Celyan observe les alentours, guettant l'attaque d'un nouvel ennemi. Mais elle se sent tellement épuisée, faible, soudain son armure semble peser lourd sur son corps.

Khalal regarde l'humaine avec un mélange d'effroi, de crainte et d'incompréhension et elle lui rend son regard sans comprendre. Il pose sa main le long du visage de l'humaine, suivant le contour.

- Khalal ? Qu'est ce qui se passe ? Je me sens fatiguée, éreintée... Pourquoi ?
- Tu … es âgée...


L'elfe ne peut détacher son regard de la veille femme aux cheveux gris, qui se tient à présent devant lui. Il sait que c'est Celyan, mais la voir brusquement veille. Non... C'est toujours elle. Le même regard, la même façon de détourner les yeux, la même attitude. Elle observe ses mains usées, abimées par le temps, hébétée et inquiète.

- Mais tu n'as rien perdu.

L'elfe sourit, la fièvre le dévorant toujours. Mais il sait qu'elle vieillira... Lui aussi maintenant.
Celyan détourne le regard, honteuse, murmurant :

- P..Plus que deux...


********************

Le quatrième coffre : La tromperie




Le druide jette un œil sur Celyan et ils s'entreaident pour atteindre le prochain coffre. L'un affaibli par la fièvre, l'autre par une blessure et un âge avancé, ils marchent lentement puis ouvrent le coffre.
La scène change, une forêt dense et ombragée remplace la maison. L'elfe inspire à plein poumon l'air frais, espérant se purger de cette chaleur qui le mine de l'intérieur. Le vent souffle sur son corps en transpiration.

- Khalal ! Ouvre le coffre suivant !!!

Il se tourne vers l'humaine, étonné, il n'y a rien de grave, au contraire, être ici fait du bien, il pourrait même s'allonger...

- Non !

Celyan vient de hurler comme si elle répondait à quelqu'un et se tient les oreilles comme pour empêcher le son de l'atteindre, son visage ridée trahissant une panique intense, ses yeux allant entre Khalal et quelque chose à coté de lui.

- Khalal ! S'il te plait... Le dernier coffre... Il faut en finir !

Le ton est implorant, il ne se pose même pas d'autre question.


********************

Le cinquième coffre : La famine



La scène change une nouvelle fois.
La forêt si rafraichissante, si apaisante laisse place à une île déserte, perdue au milieu de rien, un soleil brulant juste au dessus d'eux, une faim intense le dévorant. L'eau est à la fois si loin et si proche.

Khalal tombe à genou sur le sable, la fièvre, la faim, la soif... il n'arrive plus à se concentrer. Pourquoi est il ici ?
Que fait il ici ?

Faim, soif...

- Celyan ! Il faut que l'on pêche... je n'ai pas la force de me transformer.
- Que l'on pêche ?


La voix de Celyan est brisée, lointaine mais il n'arrive pas à savoir où elle est. Pourquoi se maudit soleil brille-t-il aussi fort...

- Le soleil est trop lumineux, je préfère la lune... Ma lumière. Où es tu ?! Je ne veux plus être seul !

Le sable renvoie la chaleur, le monde tourne trop vite, son ventre est vide, ses lèvres sèches, il n'arrive plus a réfléchir clairement. Il a juste soif et faim. Pourquoi il se sent si seul ?

Ne pas réfléchir, ne pas s’encombrer de pensées inutile. VIVRE

Le druide laisse l'instinct animal en lui prendre le dessus. Il doit continuer, ne rien lâcher et quoi de mieux que l'instinct du fauve qui est en lui ?

De l'eau fraiche lui coule sur le visage, il se rend à peine compte qu'il est assis sur le sable. Saisissant les deux mains parcheminées remplies d'eau tendues vers lui, il lape l'eau tel un félin. Ses ongles transformés en griffes blessent les mains tendues, mêlant un peu de sang à l'eau fraiche.
L'odeur venant de la personne lui rappelle quelque chose.

- Je te reconnais... tu es mienne

Enfin il se sent un peu mieux. A travers l'enfer de la chaleur, le brasier du soleil au dessus de lui, il à un point d'ancrage.

- Oui, Khalal, je suis là. Viens je vais t'aider à pêcher, à boire. Tant que tu as besoin de moi, je reste.

********************

La magie cesse d'un coup, tout se dissipe, les blessures, maladie, âge, fatigue s'évaporent.

Félicitation vous avez passé l'épreuve. Malgré la maladie, la guerre, la vieillesse, la tromperie, la famine, vous ne vous êtes pas laissés sombrer dans le désespoir. Vous vous êtes soutenus, vous aviez foi en l'autre. Vous avez su compter l'un sur l'autre à travers des épreuves difficiles.
Vous avez ma bénédiction.
Et souvenez-vous : "L'Espoir est comme le soleil un jour d'orage. Caché à nos yeux, mais toujours présent dans nos cœurs."
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Celyan



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MessageSujet: Re: La sagesse de Pandarie   Ven 23 Mai - 16:05

Vision de Celyan

Le quatrième coffre : La tromperie

Celyan regarde autour d'eux, elle n'a pas oublié l'orc du second coffre et s'attend à une attaque à tout moment.

- Mon amour, enfin tu reviens.
- Oui, comme tu m'as manqué.


Celyan sursaute en entendant la voix douce de la kaldorei qui les a rejoint. L'elfe élancée en tenue de cuir et aux longs cheveux bleus s'élance vers Khalal, heureuse de le retrouver. Puis elle considère avec pitié la petite chose fripée et défraichie qui se tient là en armure et se détourne rapidement pour passer son bras autour de celui du druide.

- Khalal ! Mais tu es brûlant ! En plus d'être vieille et laide, elle ne te sert donc à rien ?

Il semble ailleurs, observant la forêt, s'imprégnant de la sérénité du lieu, mais ne cherche pas à se dégager de l'étreinte de la kaldorei, qui jette un regard dégouté à Celyan.

- Tu lui as distrait une ou deux années de sa vie, une petite contribution par rapport à ses millénaires. Il sera toujours plus heureux avec quelqu'un de sa race. Tu ne peux pas le comprendre. Tu ne l'as jamais compris ! Il est mien car c'est à moi qu'il s'est offert en premier. Tu n'étais que la roue de secours en attendant qu'on soit enfin réunis.

Et comme Khalal ferme les yeux, la belle elfe dépose un baiser sur ses lèvres. Khalal ne semble pas pouvoir parler pourtant c'est sa voix qui se fait entendre, avec cet intonation narquoise caractéristique :

- Je voulais me distraire. Goûter à autre chose. Mais te retrouver est le plus beau des délices.

- Non !

Celyan hurle et plaque ses mains sur ses oreilles. Non ! Ce n'est pas vrai, ce n'est pas la vérité. Il ne me laisserait pas pour une autre. Il ne me laisserait pas... même lorsque j'aurais atteint le bout de ma vie.

Reprend-toi.

- Khalal ! S'il te plait... Le dernier coffre... Il faut en finir !

L'elfe observe Celyan, étonné, mais il obéit sans broncher et s'avance vers le dernier coffre, laissant derrière lui la kaldorei et la forêt rassurante.

********************


Le cinquième coffre : La famine

La scène change une nouvelle fois.
La forêt si rafraichissante, si apaisante laisse place à une île déserte, perdue au milieu de rien, un soleil brulant juste au dessus d'eux.

Khalal tombe à genou sur le sable. Celyan commence à avancer pour voir ce qu'il a, mais son corps de grand-mère est distancé par la kaldorei qui se penche sur Khalal en l'aidant de son mieux, l'incitant à garder les yeux ouverts. Elle lui murmure qu'elle est là, pour toujours, pour l'éternité avec lui. La paladin serre les poings, ce n'est qu'une illusion, ce n'est pas vrai. Pourtant... au moins cette phrase est vraie. Elle... ne pourra passer l'éternité avec lui.

- Celyan ! Il faut que l'on pêche... je n'ai pas la force de me transformer.
- Que l'on pêche ?


Elle entend Khalal murmurer dans un souffle "ne me laisse pas seul" et bien que la kaldorei à ses côtés pose sa main sur la sienne, Celyan sait qu'il vient de l'appeler elle.
Trouver à boire, à manger. Le dos courbaturé, les articulations douloureuses, elle s'avance vers l'eau avec milles efforts. Il y a des poissons, mais ses muscles fatigués ne sont pas assez rapides pour les attraper. Désespérée, ne sachant plus que faire pendant que Khalal dépérit, elle se penche et goûte l'eau. A sa grande surprise, celle-ci est potable et non-salée.

En récupérant au creux de ses mains, elle en apporte à Khalal. Saisissant les deux mains parcheminées remplies d'eau tendues vers lui, il lape l'eau tel un félin. Ses ongles transformés en griffes blessent les mains tendues, mêlant un peu de sang à l'eau fraiche.

- Je te reconnais... tu es mienne.

Celyan sourit et hoche la tête, les larmes aux yeux, sans tenir compte de ses mains ensanglantées.

- Oui, je suis là. Je suis avec toi. Et tant que tu as besoin de moi, je reste à tes côtés. Je ne partirais que si tu le demandes. Viens, je vais t'aider à trouver à manger et à boire.
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Celyan



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MessageSujet: Re: La sagesse de Pandarie   Dim 15 Juin - 11:45

III - Avoir la force

Kun Lai. Temple de Xuen.

Khalal et Celyan arrivent dans la petite cours sur l'une des collines jouxtant le temple. De nombreux novices pandarens sont assis et regroupés là afin d'écouter les enseignements d'un moine. Les deux étrangers essaient de se faire discrets et se faufilent à l'arrière du groupe pour trouver une place où s'asseoir sans déranger.

" ... gardien du nord de la Pandarie. En tant que gardien, Xuen eut à combattre lorsque le roi des mogus voulut conquérir le continent. "

Le vieux pandaren marque une pause, observant les deux étrangers retardataires, puis commence son récit.

" Il y a fort longtemps, les armées de Lei Shen marchèrent sur le sommet de Kun-Lai. Les quelques peuples libres qui y vivaient firent front du mieux qu’ils le pouvaient, forts et insoumis jusqu’au bout. Ils n’abandonneraient pas leur terre à ce roi-tonnerre.

Mais la conquête du territoire n’était pas la raison de la venue de Lei Shen, seul le peuple l’intéressait. Son empire grandissait, et la construction des cités et des forteresses nécessitait des esclaves.

Plutôt que d’attaquer le sommet, Lei Shen tonna de sa voix puissante : « Choisissez votre plus valeureux guerrier, et laissez-moi l’affronter, face à face. Si je gagne, vos peuples devront se soumettre à ma volonté. Si je perds, je laisserai ces terres en paix. »

« Je suis prêt à relever ce défi ! », résonna une voix dans la montagne, d’une puissance qui rivalisait presque avec la prestance de Lei Shen.

Xuen, le tigre blanc, descendit des montagnes. L’Astre vénérable ne pouvait supporter un instant de plus la détresse des peuples libres.

Et c’est ainsi que commença le duel des légendes. La foudre tombait du ciel et le sol grondait sous la fureur des deux combattants. La sorcellerie s’opposait à la vitesse, la haine se mesurait à la force. On raconte que ce duel dura trente jours et trente nuits, et les émotions libérées par ce duel réveillèrent la puissance des sha. "


Le maître-pandaren fait silence un instant, observant son assistance captivée.

" - L'un de vous sait-il ce qui est advenu ensuite ? Oui ?
- Xuen ne put rivaliser avec la puissante magie du Roi Tonnerre et il fut emprisonné,
répond un novice sous le regard approbateur du maître.


" En effet, à la fin, Xuen tomba, écrasé par la force des pouvoirs surnaturels de Lei Shen.
« Ta magie rustique ne fait pas le poids face à ma sorcellerie, imbécile de tigre, mugit Lei Shen. J’admire ta ténacité, mais ton geste de défi doit être puni. »

Le roi-tonnerre s’adressa aux peuples de Kun-Lai en ces mots : « Sachez une chose, ceux qui oseront me défier connaîtront l’ampleur de mon courroux ! Je ne laisserai pas la mort délivrer cette créature de ses souffrances. Au cœur de ces montagnes, nous bâtirons une prison, sa demeure éternelle. De ce pic, il mesurera pleinement les conséquences de sa défaite, et vous et votre progéniture deviendrez les esclaves de mon empire. »

C’est ainsi que Xuen fut placé sur le pic du sommet de Kun-Lai, témoin forcé de l’asservissement des pandarens, des jinyus et des hozen. Mais le tigre ne céda jamais à la torture de Lei Shen. En captivité, ses forces se décuplèrent. Sa défaite était une leçon, son orgueil abattu devint humilité, il attendit le jour où un jeune esclave pandaren trouverait la Force de se lever pour oser défier la puissance des empereurs mogus.

La Force n'est pas qu'une puissance physique. Elle peut prendre bien des formes. Xuen est le symbole de ces forces sommeillants en chacun de nous. Lui-même a connu l'échec. Et cela l'a-t-il rendu faible ? Non. Il a su reconnaitre ses erreurs et apprendre d'elles pour en tirer plus de force. A-t-il abandonné face à sa défaite ? Non. Il a été patient, il a continué à persévérer et à ne jamais rien lâcher.

Aujourd'hui sur le sommet de son ancienne prison, s'élève son temple, et le Tigre Blanc transmet son savoir à ceux qui en font la demande.

C'est cette leçon sur laquelle je vous invite à méditer ce soir. Le cours est terminé, je vous libère pour la soirée.


Dernière édition par Celyan le Lun 16 Juin - 14:18, édité 1 fois
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Celyan



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MessageSujet: Re: La sagesse de Pandarie   Dim 15 Juin - 13:07

- Je suis désolé, le Temple de Xuen est fermé aux visiteurs actuellement. En revanche vous pouvez demeurer dans l'enceinte autant que vous le voudrez. Nos nombreux novices et initiés continuent de s'y entrainer chaque jour. Seul le grand temple que vous voyez derrière moi est réquisitionné pour une durée indéterminée.

Celyan remercie le pandaren en armure d'un signe de tête et commence à redescendre les ponts. Il y a beaucoup de gardes, mais parmi les initiés du Tigre Blanc personne n'est au courant de rien. Le temple est fermé, point. Il doit s'y passer une chose secrète de haute importance. Heureusement on lui a indiqué le maître-pandaren Lao auprès de qui trouver des informations pour affronter l'épreuve de force et que Khalal et elle ont déjà aperçu.

******************

Se retrouvant sur l'une des cours d'entrainement, Khalal et Celyan s'adressent au maître-pandaren Lao respectueusement.

" - Nous sommes ici pour relever l'épreuve de Force de ce temple.
- Et vous vous adressez à la bonne personne.
- En quoi consiste le test ?
- Pour mettre votre Force à l'épreuve, vous allez devoir gravir la montagne que l'on aperçoit d'ici, et atteindre le sommet. "


Les deux visiteurs observent le mont enneigé qui se dresse de l'autre côté du col. C'est une escalade importante et visiblement glacée...

" - Y a-t-il des contraintes ?
- Non, mais une condition. Vous devez porter chacun l'un de ses sacs. Ne les ouvrez pas avant d'avoir atteint le sommet.
- Qui nous attendra au sommet ? Vous ?
- Hahaha ! Non, personne ne sera là pour attester de votre réussite ou votre défaite. Mais à quoi bon venir de vous-mêmes vous mettre à l'épreuve si c'est pour mentir et tricher ? Seule votre conscience sera à vos côtés. C'est pourquoi je vous déconseille de faire appel aux grumelots pour porter votre paquetage.
- Ce n'était pas notre intention. Vous surmonterons, ou non, cette épreuve, mais nous ne ferons pas appel à une quelconque aide extérieure.
- Parfait, quittez le temple par la droite. Suivez le chemin jusqu'à l'ancien passage souterrain de la montagne. Juste avant, vous devriez voir un petit sentier qui grimpe. Bon courage, voyageurs d'au-delà des brumes. Que les vents-du-nord vous soient favorables. "

******************

Celyan, sans son armure pour la ralentir, et Khalal, tous deux enroulés dans des capes épaisses et portant de lourds sacs à dos, gravissent à allure modérée le sentier boueux entourés d'herbes folles intéressant des bouquetins sauvages, le début de leur épreuve.

Les traces de pas anciens, de leurs prédécesseurs à l'épreuve, délaissent ensuite la route passant par le col, pour commencer une ascension plus ardue et périlleuse, à travers les neiges éternelles de la montagne. le poids des sacs les fatigue déjà bien plus. Derrière eux, le vent fait s'envoler les poussières blanches des flocons. Khalal prend la tête lorsque le passage ne laisse plus venir qu'une seule personne de front.

Khalal avance en vérifiant le terrain, tandis que la rouquine suit à petite distance derrière, marchant dans les traces de pas du druide. Mais très vite l'attention du kaldorei semble détournée, il regarde les alentours comme s'il y voyait quelqu'un, ralentit, et finalement s'arrête complètement, tandis que Celyan finit de le rejoindre.

" - Ça ne va pas Khalal ? Qu'y a-t-il ?
- Tu n'entends rien ?
- Hum ? Quoi ? Non, je n'entends rien. "


Le druide grogne et regarde Celyan avec deux yeux félins, pendant que la paladin observe les alentours blancs et rocheux à la recherche d'intrus.
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MessageSujet: Re: La sagesse de Pandarie   Lun 16 Juin - 11:17

La colère

L'ascension commence facilement, le chemin est clairement visible. Seul le bruit de leurs pas trouble le silence de ce début de soirée.

Des échos, des voix distantes parviennent jusqu'à ses oreilles, se rapprochant au fur et à mesure. Il regarde autour de lui, ralentit pour essayer de comprendre d'où peuvent venir ces voix, puis s’arrête complètement.

" - Ça ne va pas Khalal ? Qu'y a-t-il ?
- Tu n'entends rien ?
- Hum ? Quoi ? Non, je n'entends rien. "


Les voix se font plus fortes, comme s'il assistait à une conversation. Cette fois-ci, il reconnait clairement les deux voix, un vague de colère s'empare de lui.

Celyan toise Khalal du haut de son griffon, elle irradie de fureur, Saldya et Alvaro, ne disent rien... Lui se retient lui répondre en hurlant. Comment ose-t-elle l'accuser ainsi ? Comment peut-elle dire qu'il lui a caché quelque chose ? Ou qu'il INVENTE ce qu'il vient de voir ?

Ils viennent tout juste d'affronter des ombres suscitées par un esprit dans la forêt de Jade. Certes c'est lui qui les as emmené ici mais il ne leur a RIEN caché !


Le druide grogne et regarde Celyan avec deux yeux félins, pendant que la paladin observe les alentours blancs et rocheux à la recherche d'intrus. Il essaye de chasser cette vision, reprenant son ascension sur le chemin étroit. Le griffes raclent le long de la roche, il ne s'est même pas rendu compte qu'il les a sorties.

La colère est elle justifiée ? Penses-tu qu'elle avait raison ?

Le chemin est bloqué, abrupte. Il se laisse glisser le long de la roche pour atteindre le palier suivant, se retenant grâce à ses griffes sur la paroi.
La colère lui tire de temps en temps des grognements. Celyan continue de suivre derrière lui, arrive au bord, le regardant intriguée.

Un cri, la paladin vient de glisser dans la neige dévalant la pente droit vers le vide. Sans attendre il se place en travers de son chemin pour l'intercepter, la réceptionnant dans ses bras.
Celyan s'accroche à lui, tremblante de cette frayeur, n'osant bouger de peur qu'ils ne chutent tous les deux. Elle n'est pas passée loin.

- Je te tiens.

Gardant contre lui la jeune femme, il laisse la colère refluer, mêlant les souvenirs déformer par la rage  à maintenant, les bras autour d'elle. Le vent semble porter des questions à travers la montagne.

De quoi as-tu donc si peur ?

De laisser place à colère. De la laisser s'exprimer malgré moi en regrettant ce que je pourrais dire ou faire par rage.

Autour de lui, les voix se calment enfin, le laissant reprendre pied dans la montagne. Celyan n'ose toujours pas bouger, mais il faut qu'ils se tirent de ce mauvais pas et qu'ils reprennent de meilleurs appuis.

Elle avait peur, elle s'inquiétait. Je vois à ces yeux qu'elle a encore cette inquiétude viscéral par rapport à ce qu'il vient de se passer. Ca je peux le comprendre.

Il calme Celyan, autant celle qui vient de dévaler la pente et respire tel un oiseau affolé, que celle qui lui avait jeté ce regard dur et accusateur.

- Je te tiens. Ca ira maintenant. Tu ne tomberas pas plus bas. Je suis là. Essaie de remonter doucement, d'accord ?

Un sourire vient poindre sur son visage.

- Et bien ? Toi qui voulait voir la neige, tu es servie.
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Khalal



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MessageSujet: Re: La sagesse de Pandarie   Lun 16 Juin - 11:57

La puissance

Que se soit l'altitude ou autre chose, il est bien soulagé de ne plus revoir ces images parasites. Il avait entendu dire que le manque d'air provoquait des visions déformées parfois.
Enfonçant ses mains gantées dans la neige, il continue l'ascension, ouvrant la voie pour lui et Celyan. Le sac se faisant plus lourd au fur et à mesure qu'il grimpe. Le chemin n'en est plus un depuis longtemps, ils arpentent le flanc escarpé du mont enneigé, se rapprochant lentement du sommet... ou peut-être pas. Difficile de juger de là où ils sont.
Il aurait juste à se transformer pour aller au sommet plus vite...

Les voix reviennent à nouveau, murmurant à son oreille.

Pourquoi s'astreindre à grimper aussi péniblement ? Pourquoi ne pas déployer tout son potentiel ?
Il braque son regard vers Celyan, plus bas, qui avance péniblement dans l'épaisse couche de neige lui arrivant en haut des cuisses.

Il déploie des sarments qui sortent de terre, traversent la neige, viennent saisir les poignets de la paladin, pour la tirer brutalement vers lui.
Son regard est inexpressif, détaché.

Il est devant trois personnes qu'il connait bien, trois ombres à son service, attendant ses ordres. L'une d'elle s'approche, une humaine, pour lui faire son rapport.
Il les regarde successivement, puis s’assoit sur son large fauteuil en bois

- Voici le rapport, Treize.


Il s'assoit dans la neige, les images des souvenir se mêlant avec bien trop de force avec l'environnement actuel. Il n'entend pas la paladin râler, se masser les poignées en lui demandant pourquoi il a fait ça, le regarder avec un air désapprobateur, lui rappeler qu'ils ont promis de ne pas tricher. Lui, se revoit des années plutôt.

La rouquine soupire en le voyant assis là dans la neige, décide de le laisser là ou il est. Elle a la conviction de pouvoir réussir. La détermination de continuer leurs efforts malgré la fatigue et le froid.

Elle passe devant lui. Le mouvement attire son attention et il lui attrape le bras sans ménagement, l'attirant vers lui. A nouveau il se fiche du cri de protestation qu'elle vient de pousser, mais le regard inquiet qu'elle lui adresse arrive à lui tirer quelques mots.

- Dis mon nom...

L'humaine s'incline devant lui, le rapport détaillant les dernières actions effectuées qu'il a ordonné. Lui, qui se fait surnommé Treize, les regarde un par un. Aucun n'ose le défier pour le moment, il doit s'assurer que ca restera ainsi. Il doit être le plus fort, le plus puissant.

- Khalal... Hey, dis-moi ce qui ne va pas. Khalal ? Regarde-moi.

Celyan essaye d'accrocher son regard, elle a compris que quelque chose ne va pas.
Il finit par poser les yeux sur elle. La montagne et les anciens souvenirs se mélangeant de manière fort peu agréable.

Puissant, respecté, craint, inégalé. Que souhaites-tu ?

Pas ça. Plus ça. Avoir du pouvoir, c'est être seul.


Il secoue la tête. Non, il ne regrette pas que cette période soit finie. Il a commis des erreurs. Il aurait du agir autrement, pourtant il a été soutenu.

- Merci...

Il s'adresse à eux, inclinés avec respect devant lui, même si c'est trop tard. Et en même temps à Celyan.
Non, il n'aurait pu réussir seul ce qu'il a fait et pourtant il ne les a jamais remercié. La force qu'il pensait avoir seul venait aussi d'eux... Il ne voulait pas qu'ils voient ça comme une faiblesse.

La force peut prendre bien des formes, parfois c'est difficile de se rendre compte d'où elle vient réellement.

Les images s'estompent enfin, il se retrouve sur la montagne, assis engourdi dans la neige. Celyan le regarde, inquiète, elle n'a cessé de lui parler doucement pour le ramener à la réalité. Le voyant enfin sourire, elle finit par faire de même, amusée.

- Et bien ? Cette marche te fatigue déjà ? Tu ne vas quand même pas laisser une humaine passer devant et te voler l'exploit ?
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MessageSujet: Re: La sagesse de Pandarie   Lun 16 Juin - 15:43

Les décisions


- Méfie-toi Celyan.
- Je suis tes pas à la trace pour ne pas tomber.
- Non, il y a autre chose. Des visions, des... je ne sais pas. Fais attention.


La paladin observe Khalal, qui a repris la marche devant elle. Ils voient mieux le sommet maintenant, il reste du chemin à parcourir, mais leur objectif est à portée de vue. La lune dans le ciel clair éclaire les flancs de la montagne, la neige réverbérant cette lueur. Même elle, sans yeux d'elfe, peut voir le chemin sans avoir à avancer à tâtons.

Leurs pas font crisser la neige, ils ont quitté la grande pente de poudreuse et avancent avec plus d'aisance.

Soudain, elle entend les bribes éparses d'une conversation. Peut-il réellement y avoir quelqu'un ici ? Un pèlerin qui campe pour la nuit ?

Khalal ne réagit pas, continuant à avancer. Pourtant elle est sûre de les entendre, ces voix aigues de filles.

- Tu es encombrante, tu comprends ça ?! Tu me gâches la vie !

Celyan observe avec attention les alentours, cherche à identifier le lieu d'où viennent ces voix, s'écartant un peu des traces de pas de Khalal. Au détour d'un rocher, elle les voit là, de ses propres yeux. Elle et sa sœur.

Une dispute. Pas le genre de petites chamailleries auxquelles on pourrait s'attendre entre soeurs. Celyan est figée, comme aspirée ou hypnotisée par la scène de son souvenir. Khalal lui, a compris, plus loin de plusieurs mètres, il fait demi-tour vers elle.

- Je suis désolée petite soeur. Ne le prends pas mal comme ça...
- Tu fais chier Miryan ! Je trime pour qu'on ait de quoi manger et toi tu fais quoi hein ? Rien du tout ! J'en ai marre !
- Je comprends Celyan. Je suis lasse aussi, c'est cette ville qui tape sur les nerfs en permanence, qui nous oppresse et nous étouffe. Mais ce n'est qu'un refuge, nous allons partir. La Pand-...
- Mais j'ai pas envie de partir !! Tu comprends pas ? Je suis bien ici, je fais ma place. Je n'ai pas envie de partir, cette ville me plait. C'est TOI qui a envie de partir, pourquoi serais-je obligée d'être ton larbin toute ma vie ?!

La jeune femme blonde regarde sa cadette, abasourdie. Elle ne s'attendait pas à ça. Elle ne se doutait pas. Elle essaie d'apaiser Celyan, sa petite sœur enflammée qui brûle actuellement d'une colère qu'elle ne s'explique pas.

- Bien sûr, tu fais ce que tu veux. Tu as le droit de choisir de rester si c'est ton souhait. Mais comprend que mon souhait à moi, c'est d'être avec toi.

Miryan sourit tendrement à sa sœur et rajoute.

- Si tu préfères rester à Hurlevent, je reste avec toi.


Dans la neige de Kun Lai, Celyan est toujours figée, tremblante, elle sait ce qui va suivre, n'a pas envie de l'entendre ou le voir. Mais elle n'arrive pas à se détourner. Elle n'a plus la force de bouger. Son cœur semble peser des kilos dans sa poitrine.

Je ne voulais pas en arriver là. Tu dois partir. Tu n'es pas en sécurité ici. Si j'avais laissé transparaitre mon inquiétude... tu serais restée n'est-ce pas ?

Khalal l'a rejointe et il s'agenouille pour se mettre à sa hauteur. Depuis quand est-elle tombée à genoux par terre ?

La Celyan devant elle ouvre la bouche pour répliquer. Elle n'entend pas les paroles, elle les connait. Des mots froids, blessants, choisis avec soin. L'attitude et le regard se veulent aussi indifférents que possibles. Les chemins se séparent ici.

Khalal la serre dans ces bras, se doutant que les visions qu'elle a, sont loin d'être agréables. La paladin est prise de tremblements. La boule dans sa gorge l'empêche de parler.

- Tu es forte Celyan, tu es courageuse, déterminée. Prend le temps de te pardonner, mais ne laisse pas le passé t'étouffer.
- Je ne voulais pas... te blesser... Je suis désolée.


Je ne voulais pas te blesser. Mais je voulais encore moins qu'il t'arrive malheur par ma faute. J'ai hésité, pendant des jours à demander ton aide. J'étais perdue, je ne savais pas quoi faire. J'avais peur de ce qui pouvait m'arriver. Mais t'impliquer... c'était te livrer à la même peur. J'ai eu envie d'être égoïste et te faire partager mon tourment, te savoir à mes côtés, même dans l'angoisse, ça aurait eu quelque chose de rassurant. Grande sœur, tu es si naïve, si douce et si fragile. J'ai décidé de t'éloigner à tout prix. Quitte à ce que tu me détestes pour ça.

Que veux-tu ?


Celyan se redresse un peu, croisant le regard luminescent du druide kaldorei.

Je ne veux plus blesser personne. Je veux être la force qui manque à ceux qui ne peuvent se défendre seuls.

Les images des deux jeunes filles, rousse et blonde, s'estompent progressivement, emportant le souvenir de sa sœur dans la neige. Celyan ferme les yeux, respirant plus calmement, apaisée contre Khalal. Elle repense à un rêve éloigné, dans l'Onyre, d'une jeune humaine blonde enjouée, occupée à soigner les fermiers pandarens d'une vallée colorée.
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MessageSujet: Re: La sagesse de Pandarie   Lun 16 Juin - 17:25

Aidant à relever Celyan, Khalal indique la dernière grande montée qui les sépare du sommet de la montagne. La dernière ligne droite.

- Allez, viens, suis moi bien et nous serons bientôt en haut.
- Je crois que je préfèrerais faire autrement.


Serrant la main du druide, l'humaine se met à sa hauteur. Il hoche la tête avec un sourire approbateur et ils s'avancent ensemble lentement, épuisés physiquement et mentalement de cette exténuante escalade, où la raréfaction de l'oxygène se fait ressentir.

Les derniers mètres se font en grimpant les roches, atteignant le point culminant des neiges éternelles. Devant eux s'étend le temple du Tigre Blanc de l'autre côté de la vallée. S'asseyant l'un à côté de l'autre, ils peuvent enfin reprendre leur souffle, ne plus rien faire, laisser leurs jambes se reposer, délester leurs dos des sacs encombrants, se détendre.

- Je suis curieuse de voir ce qu'ils contiennent.
- De la nourriture j'espère !


Celyan hoche vigoureusement la tête, reprendre des forces ne feraient pas de mal... des forces... Khalal affiche un large sourire triomphant en récupérant des rations de nourriture et une gourde. Chaque sac contient largement de quoi repaitre trois personnes, peut-être que ça équivaut à une portion pour un seul pandaren ici ? Celyan sourit également, ravie et amusée.

Puis Khalal fronce les sourcils, chaque sac était alourdi d'une large tablette de pierre. Sur la face de la pierre sont gravés des symboles, sans doute de l'écriture pandarène. Alors que le druide sort cet imposant rocher qui leur a compliqué la montée, les gravures s'illuminent d'une faible phosphorescence argentée et bleutée.

L'écho d'une voix grave et puissante lointaine se fait entendre avec un ton calme.

La force. Il s'agit de bien plus qu'une prouesse physique.
D'abord la force de se dresser face à ses peurs les plus oppressantes.
La force de ne pas être prisonnier des ténèbres, même lors des nuits les plus noires.
La force de dominer ses émotions afin de pouvoir se laisser galvaniser par elles, sans qu'elles ne nous contrôlent.
La force de connaitre ses limites, et savoir accepter l'aide.
La force de trouver des solutions, même quand le problème semble inextinguible.
La force de faire les choix difficiles.
Et finalement la force de se battre pour ce en quoi l'on croit.


Puis les lueurs s'éteignent et il ne reste que le silence de la nuit étoilée pour les deux visiteurs étrangers ayant atteint le sommet.
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MessageSujet: Re: La sagesse de Pandarie   Ven 4 Juil - 14:01

IV - Résister et persévérer

Steppes de Tanglong, temple du Buffle Noir.

Celyan descend de Zixx, laissant le griffon près de l'herbe. Elle s'avance sur le pont en ruine, à moitié effondré. Khalal l'attend près d'une stèle ancienne grandement abîmée, portant une inscription gravée indéchiffrable.

Alors qu'elle rejoint le druide, les gravures s'illuminent, de plus en plus intensément, d'une lumière vive qui les éblouit.

Ils plissent les yeux. Un clignement d'œil. Un battement de cil. Les illuminations s'éteignent en une fraction de seconde, emportant loin avec elles la conscience et la mémoire des deux visiteurs.

*********************

Celyan porte la main en visière devant ses yeux. Le jour tombe doucement dans la lueur rouge du soir. La forêt entourant le chemin qu'elle arpente est nimbée de couleurs éclatantes, la brise d'été apporte de la douceur. La jeune femme parvient à une petite maison de pierre et de bois, où le lierre grimpant monte vers les fenêtres. Modeste, mais bien entretenue.

Elle entre chez elle et son mari en armure longue et ornée de décoration vient l'accueillir.

" - Ma chérie, tu rentres enfin.
- Je reviens du marché, j'ai trouvé un bon gigot et, comme c'est encore la saison, j'ai pris des pommes."


Enlaçant sa femme, l'homme vient déposer un baiser sur ses lèvres, puis la laisse rentrer en refermant la porte derrière elle. Celyan s'avance dans le foyer chaleureux et propre qui est le sien, mais la tête lui tourne, il y a comme quelque chose qui tambourine, qui lui martèle sourdement la tête. Elle fait pourtant de son mieux pour ne rien laisser paraitre à son mari, pendant qu'ils discutent.

" - Ta sœur va venir tout à l'heure.
- Ma... sœur ? Mais.. je n'ai encore rien préparé et la nuit arrive déjà ! "


S'approchant de la rouquine, il la regarde tendrement et lui prend la main, bien qu'elle semble songeuse.

" - Tes repas sont délicieux mais tu es bien plus savoureuse. "

Celyan a la tête qui tourne de plus en plus. Elle essaie de fixer ses pensées mais... plus elle réfléchit, plus les maux de tête s'amplifient. Il y a quelque chose qui ne va pas. Voyant Celyan perturbée, son mari s'inquiète et la questionne, faisant apparaitre une petite onde de Lumière dans sa main pour apaiser son mal.

" - Quelque chose ne va pas ?
- Non, non. Ce n'est rien. Je dois juste être un peu fatiguée. Ca va aller, tu me connais."


Mais la rouquine se détourne, prise de vertige, s'adossant près de la fenêtre. L'espace d'un instant, un mirage vacillant semble changer la forêt calme et verte par la vitre, en une terreur pestilentielle de champignons putrides entre les ruines d'un village.

Que se passe-t-il ? Où suis-je ? Quel jour sommes-nous ?

Les questions se bousculent. L'instinct lui dit qu'il y a quelque chose d'anormal. Mais est-ce elle qui est bizarre aujourd'hui ? Elle ne parvient plus à se rappeler avec exactitude ce qu'elle fait là, où elle est et qui elle est.

" - Celyan, ma douce, qu'y a-t-il ? Parle-moi. Ta sœur va ramener nos enfants et si tu n'es pas dans ton état normal... "

Celyan manque s'évanouir au mot "enfants" et doit s'appuyer contre le bord de la fenêtre, soutenue par son époux qui l'observe avec une inquiétude croissante. La jeune femme fait quelques pas en direction de la porte.

De l'air. J'ai besoin d'air. Je ne me sens pas bien. Quelqu'un...

Quand elle lève le regard vers son mari, dont le visage trahit l'angoisse, un mot résonne en elle, qu'elle ne parvient pas à comprendre tant il semble assourdi et déformé.

En elle une voix essaie de ramener l'ordre dans son esprit.
Pourquoi partir ? N'est-ce pas tout ce que tu as toujours voulu ? Pourquoi douter de cette vie calme et prospère, entourée d'une famille unie ? Pourquoi la renier maintenant ?

Celyan se prend la tête entre les mains. Elle est malade. Elle est malade il n'y a pas d'autres explication. Ou alors le monde ne tourne plus rond. Resté près de la fenêtre, l'homme n'a pas bougé, il fait un signe d'apaisement envers sa femme.

" - Ma chérie calme toi. Je suis là.
- Comment s'appellent-ils ? Comment s'appellent nos enfants ? Je... je n'arrive plus à penser normalement. J'ai mal à la tête.
- Enor et Syan. Notre fille a tes cheveux roux et elle a déjà ton regard vif et malicieux. Celyan, il faut que tu te reprennes. Pour eux. Viens. "


Mais elle n'a pas envie d'aller vers lui. Elle DOIT sortir.

Sortant à l'extérieur, elle aperçoit au loin, les prémices d'un pont apparu de nul part. Sa curiosité naturelle la pousse à aller là-bas. Voir de plus près. Elle s'élance en entendant le mari derrière elle.

" - Celyan ta sœur va arriver, n'as-tu pas envie de voir Miryan ? "

A l'évocation de ces retrouvailles, la rouquine s'immobilise dans son élan, puis se retourne et fait quelques pas pour revenir vers lui, tandis qu'il la regarde d'un air encourageant et rassurant.

" - Ne me laisse pas je t'en prie. Ne pars pas.
- Je sais bien. Je ne te laisse pas, c'est juste que je ressens quelque chose d'étrange, comme si une partie de moi étouffée là quelque part, il me faut la retrouver. Redevenir complète.
- Je t'en supplie non... reste.
- Je suis désolée. Dis à Miryan que je reviendrais la voir tout à l'heure, d'accord ?
- Je sens que si tu pars, tu ne reviendras jamais. J'ai l'impression que je ne te reverrais plus. "


Oui, cette impression est là. Palpable.
Elle est en train de faire une grosse bêtise. De toute abandonner pour une stupide sensation de mal-être. Elle peut presque l'entendre. Quelqu'un, quelque chose l'appelle là-bas au loin près du pont.

Celyan prend sa décision et délaisse tout derrière elle. Mais alors qu'elle traverse le chemin, elle les voit. Sa sœur, portant une adorable petite fille rousse et tenant de l'autre main un garçonnet affichant un grand sourire pendant que sa tante lui parle avec un regard tendre, maternel presque.

Miryan...

La rousse regarde sa sœur ainée, blonde, le visage fin et doux, deux yeux bleus d'une infinie bonté. Le mal de tête s'amplifie et derrière les lancements de douleur qui lui arrachent des grimaces, l'image délicate de sa sœur et de ses deux enfants laisse place à une autre scène similaire : un homme blond et barbu, d'âge respectable, portant une fillette blonde riant aux éclats et tenant par un ruban vert, sans que jamais leur mains ne se touchent, une autre petite fille, rousse, souriante.

Oui, c'est vrai. Elle déteste qu'on la touche. Elle ne supporte pas les contacts. Pourquoi déjà ?
Les souvenirs sont flous mais ils sont juste là, derrière un voile de brume, prêts à resurgir si on les aide un peu.

Celyan porte un dernier regard sur Miryan et court vers le pont sans se retourner.


Dernière édition par Celyan le Sam 5 Juil - 12:02, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La sagesse de Pandarie   Ven 4 Juil - 15:55

Le temps se dilate, les brumes se dissipent lentement, la mémoire revient peu à peu au fur et à mesure qu'elle s'avance sur le pont entouré d'un halo blanc.

- Tu as renoncé à cette vie prospère, calme, sans souffrance. Pourquoi ?
- Parce que ce n'était pas moi. Les rêves qui étaient les miens avant, ont changé. Ils ont évolué en même temps que moi. Modelés par les aléas de la vie. Je suis qui je suis par ce que j'ai vécu. Les moments beaux et forts comme les plus sombres et douloureux.


Le silence se fait, au-delà des brumes, Celyan passe à côté de divers souvenirs, certains très heureux, d'autres très tristes. La fin du pont est visible, une silhouette grande aux cheveux longs semble attendre.

- Pourtant tu n'aurais pas connu la souffrance. Tu aurais pu choisir de rester dans cette vie paisible et sereine.
- Dans cette vie calme et sereine, je n'aurais pas eu à affronter les difficultés, à surmonter des expériences difficiles, des pertes, des douleurs. J'aurais ignorais ce dont j'étais capable. Sans tous ces moments, le Fléau, la destruction de deux de mes foyers, les manipulations, les au-revoirs et les adieux, je n'aurais jamais su qui j'étais vraiment. Je n'aurais jamais réalisé que j'avais une place dans ce monde.
Je n'aurais jamais perçu la Lumière. Je n'aurais jamais voyagé et connu le monde. Je n'aurais pas fait toutes ces rencontres merveilleuses qui embellissent mes journées. Je n'aurais pas apporté mon aide à ce qui en ont besoin.
- Tu as murie Celyan. Tu as gagné de la sagesse, celle de reconnaitre que l'on a désiré des choses mais que maintenant elles ont changé. La force de te battre pour ce que tu crois juste, pour avancer sur le chemin que tu as choisie et la volonté ainsi que la détermination de voir le chemin parcouru, de prendre conscience de ce que tu as réalisé pour continuer d'avancer sans renoncer. Ta Lumière, comme tu l'appelles, rayonne en toi.


Celyan atteint le bout et les brumes disparaissent complètement. Elle se tient à l'extrémité, devant elle se tient Khalal, et derrière elle, le vide du pont en ruine brisé. Les lettres dans la roche écroulée s'éteignent complètement, laissant place à la douce lueur de la lune.
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