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 Melasse-drame romantique

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Elyzabeth

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MessageSujet: Melasse-drame romantique   Dim 8 Mai 2016 - 21:09

Au bois de la Pénombre perdure une plante que l'on nomme charognelle. Foss -apprentie alchimiste au service de Maître Harris- du camp des veilleurs installé à l'intersection menant vers la forêt de Strangleronce, propose à tout les voyageurs de passage d'aller cueillir à sa place les racines de cette plante. Ces précieuses racines entrent dans la conception de l'élixir de restauration d'esprit dont les worgens ont besoin pour reprendre le contrôle sur leur bestialité "native". L'apparition des worgens dans ces forêts reste un mystère jusqu'alors non-élucidé, certaines légendes prétendent la venue d'une elfe de la nuit apportant avec elle la malédiction, d'autres d'une grotte passant dans les tréfonds les plus obscures de cette terre pour rejoindre le royaume de Gilnéas, autant dire des fabulations plus pharaonique les unes que les autres. Il n'en reste pas moins que la contamination ne devant se propager dans le royaume de Hurlevent, agir est une nécessité. Hors, la présence de la Charognelle dans ces bois fut une aubaine à saisir car rare sont les endroits où elle pousse aussi bien.
Elyzabeth Wood et Sire Edward Morton, ayant rencontré mais décliné la proposition de l'apprentie Foss la veille au soir, se retrouvèrent à l'aube hors de la ville de Sombre-Comté. En route pour le campement de gilnéens de la colline aux corbeaux -là où réside Maître Harris- ils décidèrent de faire un tour dans la ferme des Yorgen, où pousse la Charognelle. Là bas, ils trouvèrent des plantes rampantes, dont l'odeur que dégageaient leurs pédoncules n'était pas sans rappeler celle de la charogne en décomposition. Bien décidé à ramener ces précieuses racines contre une solde mérité, ils tendirent une embuscade à l'un de ces Flagellants égarés. Une racine en main, et quelques pas plus loin, ils virent au loin la lumière d'une torche éclairant l'écurie de la ferme. Curieux d'apprendre qui pouvait supporter de passer une nuit entière voir plus en compagnie de cette senteur de mort, ils approchèrent.
Non loin de l'écurie, ils perçurent une ombre difforme, qu'ils crurent au départ être dut au reflet de la torche. Sans gênes, ils firent fuir le locataire de leur simple présence et commencèrent à examiner l'intérieur de l'écurie. Une table, un tabouret, une casserole, une bassine d'eau pleine et un feu de camp, en somme le nécessaire pour la vie en solitaire. Sur la table, un amas de chaire provenant de cadavre d'animaux divers, mais aussi de worgens. Après inspection de ces morceaux, et grâce aux indication d'un herbier/grimoire trouvé sur place, ils n'eurent pas de mal à comprendre qui était l'oeuvre de ce monceau de chaire : Les plantes. A l'ombre d'un buisson environnant, guettait une ombre qui se révéla à eux par l'intermédiaire de son ton féminin, agressif et nasillard :

"Partez! Vous n'avez rien à faire ici!"
"Nous venons en paix, ma dame, et en quêtes de..." répondit Edward Morton calmement.
"Je ne veux pas le savoir! Partez! Vous ne devez pas me voir."
"Et pourquoi donc?"
"Je suis hideuse, voilà pourquoi! Partez maintenant!"
"Nous partons, mais avant, nous aimerions prendre quelques racines de Charognelles pour l'apprentie Foss qui passe ses nuits non loin d'ici."

Un pas après l'autre, l'ombre avança vers la lumière, dévoilant peu à peu l'immondice d'un visage difforme à faire pâlir un ogre. Son nez se trouvait à l'emplacement de son œil gauche, ou plutôt, semblait recouvrir la moitié de l'orbite de celui-ci. Sa mâchoire était d'acier, mais aussi branlante que celle d'un réprouvé. Sa lèvre supérieur était fine et droite, mais celle du bas était enflé d'un hématome semblable à un bubon, mais dure comme une verrue. Une bosse dans le dos la faisait se pencher en avant et donnait l'impression de voir une tête insérée directement dans un buste d'homme massif. Dire qu'elle était hideuse était un euphémisme à coté de la réalité. L'amabilité courtoise lui était donc inconnue, et c'est en hurlant qu'elle reprit la parole en voyant leurs réactions stupéfaites :

"Partez vous dis-je! Vous n'avez pas une once de respect pour moi, je n'en aurais aucuns pour Foss! Dites lui de ne plus renvoyer des aventuriers à tout bout de champs pour qu'ils viennent faire son travail!"

Acceptant, les deux repartirent la queue entre les jambes. Mais, le flaire imprenable de la rebouteuse qui, inspirant de sa seule narine valide, sut capturer le nuage olfactif qui se dégageait alors d'eux.
"Attendez!.. Vous n'auriez pas sur vous une des racines de mes chères petites?" D'un doigt tout aussi maigre qu'osseux, elle les pointa, l'oeil accusateur connaissant déjà la réponse. Elle ramassa l'une des pattes de worgens à sa portée et reprit tout en les menaçant :

"Rendez moi ce que vous avez volé et partez! Garnement de nécromancien, chiure d'ogre constipé, sel de murlocs! Engeance de dém..."

(A suivre)
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